Co-éco : 25 ans d’éducation relative à l’environnement

Texte | François Lapointe et Noélie Hébert Tardif, chargé.es de communication et de sensibilisation

Contribuer à développer les plans de gestion de matières résiduelles (PGMR) est une chose, mais une fois que les gouvernements et les municipalités ont organisé des infrastructures et établi des objectifs de réduction des déchets, la participation citoyenne n’est jamais instantanée. Ces décisions ont systématiquement un impact dans la gestion quotidienne de nos activités et exigent certains changements d’habitudes.

Il aura fallu près de 10 ans pour que les gens gèrent autour de 70% de leurs matières recyclables autrement qu’en les jetant à la poubelle. Le bac bleu se porte de mieux en mieux. En fait, il connaît suffisamment de succès pour que le défi soit maintenant d’assurer de meilleurs débouchés à tous ces emballages et imprimés composés de matières plastiques, de papier, de verre ou de métal qui se retrouvent dans nos centres de tri. Heureusement, les centres de tri de notre région sont performants. Continuer à recycler est la meilleure façon de s’assurer que l’industrie trouvera des solutions à long terme pour certaines matières plastiques plus problématiques. Il faut persister.

Par ailleurs, la performance des Québécois·e·s dans la récupération de matières organiques s’améliore trop lentement ; autour de 70% de nos résidus alimentaires, de nos papiers et cartons souillés d’huile ou de graisse et de nos résidus verts se retrouvent toujours au dépotoir.

Mme Noélie Hébert Tardif, chargée de communication et de sensibilisation, nous dresse un court bilan de la situation : « Instaurer le recyclage des matières organiques dans sa cuisine, entre les devoirs et les activités parascolaires, peut demander un peu de temps et d’efforts. Chez Co-éco, on accompagne les utilisateur·rice·s du bac brun en rendant disponibles les informations sur ce qui est accepté et refusé à la SÉMER. On donne aussi des trucs, comme ce qu’il faut faire pour éviter les inconvénients possibles associés au bac ; on peut penser aux odeurs en été et au gel qui peut coller les matières aux parois du bac en hiver.

Il nous faudra à peu près doubler le volume de matières putrescibles qui est détourné des dépotoirs d’ici deux ans si l’on veut respecter les objectifs du gouvernement. On travaille aussi sur la diffusion d’arguments qui peuven convaincre des gens de devenir de nouveaux·elles utilisateur·trice·s du bac brun. Par exemple, il peut être motivant de savoir que ce sont les matières organiques qui sont responsables de faire de nos dépotoirs des machines à production de gaz à effets de serre, ou de réaliser que les dépotoirs coûtent une petite fortune à construire et à maintenir en activité, et qu’il serait intelligent de les remplir deux fois moins vite en cessant d’y enfouir nos restants de table. »

Depuis qu’il est entré en fonction en septembre 2019, M. François Lapointe, chargé de communication, a été impressionné par la quantité d’initiatives soutenues par Co-éco pour diffuser l’information : « Ateliers dans les écoles et lors d’événements publics, ligne info, campagnes de sensibilisation Mon bac brun, ma solution d’avenir ; dans les médias traditionnels comme dans les médias sociaux sur de nombreux sujets comme l’utilisation du bac brun ou l’herbicyclage, organisation d’événement avec les partenaires comme la journée “Répare tes trucs”, production des calendriers de collectes de plusieurs municipalités ; et cette liste n’est même pas exhaustive. Nous avons ajouté à cette approche communicationnelle déjà chargée la production plus régulière de courtes vidéos. La réaction est bonne, les gens sont intéressés par une information fiable sur les questions d’environnement et adaptée à leur réalité locale. »

M. Lapointe a aussi pu observer l’importance d’une information accessible pendant une période de changements dans les politiques du gouvernement provincial dans la gestion des matières résiduelles : « On a reçu plusieurs appels sur la ligne info de personnes qui se demandaient si elles devaient continuer à mettre leurs bouteilles de vin au bac bleu. On a pu indiquer à ces gens que oui, il était préférable de continuer à recycler le verre en attendant que le gouvernement mette en place des points de service pour le dépôt de contenants en consignation. Beaucoup de changements sont annoncés, et il y en aura d’autres à venir. Il sera utile d’être présent pour informer les citoyen·ne·s », conclut M. Lapointe.

À propos Marie-Amélie Dubé

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