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Chronique Féministe #60 : Des féministes amoureuses de la société

Texte : Annie Michaud, Centre-Femme du Grand-Portage

C’est le mardi 1er octobre 2019 qu’avait lieu la 17e édition de la Journée nationale des centres de femmes du Québec afin de comprendre les mille facettes du travail quotidien des centres de femmes.

Depuis 2003, la Journée nationale des centres de femmes est soulignée partout à travers la province, chaque premier mardi du mois d’octobre. Cette journée permet de découvrir le grand réseau des centres de femmes, L’R, la culture des centres ainsi que les activités qui s’y déroulent.

MAIS QU’EST-CE QU’UN CENTRE DE FEMMES ?

Les centres de femmes sont des organismes communautaires dédiés à la condition féminine. Nés dans les années 80 un peu partout au Québec, les centres de femmes ont d’abord servi à briser l’isolement des femmes et à favoriser la création de réseaux de solidarité entre elles.

Encore aujourd’hui, ces éléments sont au coeur de notre travail quotidien. Avec le développement de l’analyse féministe, d’une part, et la création d’un regroupement des centres de femmes, L’R, d’autre part, d’autres dimensions se sont ajoutées à la mission.

Aujourd’hui, nous sommes surtout connus pour nos actions politiques, mais nous faisons en fait tout un travail qui n’est pas visible. Nous accompagnons individuellement et collectivement les femmes, vers leur émancipation.

LES GÉNÉRALISTES SPÉCIALISÉES EN CONDITION FÉMININE

Devenus des milieux de vie pour les femmes, les centres sont rapidement devenus les généralistes spécialisés en condition féminine. À force de travailler avec les femmes, à réfléchir à la condition féminine, les centres ont codéveloppé l’intervention féministe ainsi qu’une approche d’éducation populaire autonome et féministe. Nous travaillons solidairement à créer un monde plus juste et égalitaire. Le féminisme des centres de femmes s’inscrit donc dans une démarche de justice sociale profitant à toute notre société.

UNE JOURNÉE AXÉE SUR LE TRAVAIL INVISIBLE

C’est sous le thème « Le travail invisible et la charge mentale, ça nous colle à la peau. Libérons-nous. » que la population féminine était invitée à se rassembler dans leur centre de femmes. Un moment de réflexion et de partage sur le poids de la charge mentale et la place du travail invisible dans la vie des femmes et des moyens de nous en libérer.

Les féministes et les groupes féministes ont lutté, depuis des décennies, à faire reconnaître le travail invisible des femmes. Merci à toutes ces femmes qui se sont battues pour la reconnaissance de notre travail, pour notre apport à l’économie et pour la protection de nos droits !

À propos Marie-Amélie Dubé

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