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Avec mon coeur

par Christopher Naud

 

Avec mon coeur et au meilleur de mes connaissances actuelles, voici une courte élaboration de mon point de vue sur la situation psychologique de l’être humain dans sa relation avec l’environnement : Pour moi, le combat contre la maltraitance de notre Terre-Mère (et par extension le changement climatique) est d’abord intérieur. Je crois que l’éveil d’une certaine curiosité face à soi-même est nécessaire pour qu’une personne en arrive à développer une sensibilité pour son environnement. Malheureusement, comme pour l’enjeu actuel du changement climatique, beaucoup de gens passent leur vie sans réellement s’intéresser à leur situation existentielle, leur histoire personnelle ou leur propre vérité. Conséquemment, l’esprit est en proie à s’éteindre tranquillement. Le feu qui anime l’être humain à se résigner collectivement, à consommer des produits jetables issus d’un système capitaliste inhumain, fondé sur l’apparence et la superficialité, passant d’un besoin à l’autre sans trop se questionner. Sans trop réfléchir aux conséquences sur les générations futures et guidées par les mouvements de l’« ego ». Le « moi » se retrouve essentiellement préoccupé à assurer la pérennité de ses besoins désincarnés de son environnement naturel. Étant égaré de sa véritable Nature intérieure, comment quelqu’un peut-il en arriver à voir le sacré de notre mère Nature et ainsi la traiter avec respect et amour ? En effet, je crois que le déni de l’importance des enjeux environnementaux actuels est soutenu par une forme d’entraînement collectif à se résigner devant l’ampleur des changements à effectuer dans nos habitudes de vie. Le « ça sert à rien de changer puisque que de toute façon tout le monde continue de le faire » prend le dessus sur « le pouvoir de changer est d’abord en moi, sur mes pensées et mes actions au quotidien ». Je peux presque entendre Gandhi dire au loin : « Be the change you wish to see in the world. » Bref, je crois que le véritable changement commence en soi et par soi. Cela dit, les forces du « moi » étant affaiblies, je crois que le faible niveau de tolérance à la comparaison à une influence importante aujourd’hui sur les comportements humains individuels ainsi que les mouvements de masse. Autrement dit, si ça devient « à la mode » de manger végétarien et de s’occuper des plantes et végétaux et que les médias l’encouragent, je crois que les gens seront plus enclins à adopter ces comportements.

avril48

À propos Marie-Amélie Dubé

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