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Arleen Thibault, ingénue surréaliste

par Gabrielle Ayotte Garneau, directrice des Compagnons / photo Dylan Page

 

Éternellement jeune et actuelle, Arleen nous fait traverser les époques et les mondes à l’aide de cette machine terriblement efficace qu’est le conte.

 

Par le truchement des pas de danse, ses souliers ferrés l’ont menée vers cet univers traditionnel où les rumeurs d’une autre époque se chuchotent encore. Empoignant les histoires au passage, Arleen Thibault se les met en bouche pour nous les mettre en scène. Ce qui était un travail universitaire au début, alliant trad et théâtre, s’est mis à déborder vers une profession. C’est qu’elle se démarque ! Prenant ses aises dans le milieu du conte depuis maintenant une quinzaine d’années, Arleen a accouplé ses inspirations traditionnelles avec la création, donnant une heureuse progéniture de contes remixés. Sa parole flirte avec le conte urbain, offre un verre au fantastique et garde une place pour le trad. Contemporaine, cette parole s’anime au rythme de la guimbarde et de la podorythmie et nous refile la fièvre d’un monde aux imaginaires délirants. La ville de Québec a vu grandir Arleen, mais depuis, elle est difficile à attraper. Elle trimbale son sac d’histoires éclatées un peu partout dans le monde et les échos de rires et d’émerveillement des spectateurs nous rejoignent encore. On peut dire que le conte québécois est fier d’avoir une telle voix qui le fait connaître, mais il est bien heureux de la retrouver lorsqu’elle revient à la maison. C’est d’ailleurs le cas pour Les Compagnons de la mise en valeur du patrimoine vivant qui s’emballent de revoir Arleen Thibault sur les planches de la Forge à Bérubé. C’est le spectacle Le voeu que la conteuse sortira de son bagage pour vous le 9 juin prochain à Trois-Pistoles. Une mise en scène de Michel Faubert, grand fabulateur lui-même, nous entraîne dans un bloc-appartements dont les locataires, dépeignés par une rafale de fantastique, ont droit à un voeu. Comment le choisir et de quelle bouche sera-t-il annoncé ? Voilà l’univers dans lequel nous plonge Arleen Thibault avec ce spectacle qui a reçu le prix de l’oeuvre de l’année du CALQ en 2016.
SAMEDIS DE CONTER
C’est l’été (ou presque) et la brise « légère » du Bas-du-Fleuve nous amène les échos raconteurs des Samedis de conter. Les imaginaires viennent se déployer dans la mythique Forge à Bérubé et vous êtes convié à venir en profiter. En attendant le torrent d’histoires que le Rendez-vous des Grandes Gueules entraînera en octobre, une douzaine d’artistes allumeront la Forge de leurs couleurs tout au long de la chaude saison. Lucie Bisson ouvre en grand cette série de spectacles de contes ; la magie dans la voix, les diables et loups-garous dans la manche. Le terroir et les gens teintent ses histoires, ou plutôt ses histoires colorent les paysages. Dans tous les cas, l’envoûtement opère, le voyage nous transporte. Dans la série les Samedis de conter, des artistes à découvrir tout au long de l’été 2018 à la Forge à Bérubé, à 20 h, pour 12 $, gratuit pour les 8 ans et moins.

 

26 mai
Lucie Bisson présentera LES CINQ SOUHAITS
9 juin
Arleen Thibault présentera LE VOEU
28 juillet
SOIRÉE SLAM ET JAZZ avec l’ensemble Charles Trudel
11 août
Alexandre Belliard présentera LÉGENDES D’UN PEUPLE
1er septembre
Jean-Marc Massie présentera DELIRIUM TREMENS

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À propos Marie-Amélie Dubé

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