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Après deux mois de janvier

Texte | Marie-Amélie Dubé, Agence MAD

Je pense que l’hiver nous rend plus fort·e·s. Certains diront peut-être aussi, plus impatient·e·s. Mais je préfère voir le côté doré de la médaille. Celui qui nous tire vers le haut. C’est une question de perspective. De choix. De posture.

DU CÔTÉ « ÇA VA BEN MAL, MAUDIT HIVER ! »

Pendant que le regard de la population mondiale est tourné sur le coronavirus et sa propension à faire voler au-dessus de nos têtes une bonne vieille histoire d’épidémie et de fin du monde.

Pendant que d’un côté du Canada on parle du manque de ketchup sur les tablettes comme d’une abominable conséquence des revendications de la nation wet’suwet’en qui cherche à protéger son territoire.

Pendant que nos voisins bleus, blancs et rouges continuent de dépasser tout entendement à la venue des présidentielles américaines en novembre prochain et nous offre un très mauvais film, dont vous n’êtes pas le héros, avec un titre qui pourrait être : Peu importe, ce sera Trump !

Pendant qu’ici, au Québec, notre système d’éducation poursuit sa chute et qu’un journal et un journaliste se font du clickbait en détournant la vérité… vous me direz que ce n’est pas nouveau.

Moi, malgré mes deux mois de janvier tough, j’essaie de mettre mon énergie de l’autre côté, là où je peux faire avancer les choses, là où j’ai du contrôle, car je ne peux pas arrêter le coronavirus, je ne peux pas voter aux présidentielles, je ne peux pas faire la job de Justin (même si je peux lui mettre de la pression, hihi !).

DU CÔTÉ « WOW, C’EST DONC BEN COOL ! »

Je ne peux pas faire arriver la prochaine saison, mais je peux vous dire qu’elle s’en vient. Nous allons nous sortir de l’hiver. Comme chaque année.

C’est juste là. Devant. Et peu importe, après, nous serons plus fort·e·s…

Le dossier de la Rumeur de mars arrive justement à point, car il nous annonce le printemps, le beau et le bon, mis en lumière par le travail de la Maison des jeunes Le Dôme et les travailleur·euse·s de rue du KRTB.

Pour moi, c’est ça le printemps.

Une zone des possibles. Un retour à la liberté. La jeunesse et l’adolescence.

C’est l’histoire de gens d’ici qui ont le coeur à la bonne place, qui font ce job pour les bonnes raisons. Quelque chose de positif.

Des humains qui sont clairement tournés vers l’avenir. Vers nos jeunes. Pour les écouter. Les soutenir. Passer du temps avec eux·elles. Les aider. Leur permettre de développer leur savoir-faire et leur savoir-être.

Il·elle·s vous racontent leur histoire, leur quotidien. Une bouffée d’air frais.

Perso, j’en ai passé du temps à la MDJ de Saint-Pascal à écouter du Pearl Jam, à jouer au pool et à jaser avec Ti-Roux en mangeant un Yum Yum au ketchup. Il me donnait le droit d’être qui je voulais être. Sans jugement. Il n’avait pas d’obligation à me passer telle ou telle matière. Et ne me demandait pas de vider le lave-vaisselle ou de plier mon linge. Il était juste là. À jaser de tout et de rien. Pis y’était vraiment cool. J’ai dû fréquenter un an la MDJ, environ. J’avais autour de 14 ans. Secondaire deux. Après, ben je me suis fait un chum, j’ai démarré un journal étudiant à mon école secondaire, j’étais dans l’équipe de volley-ball, dans Génies en herbe pis dans l’harmonie, avec Jean Maurais. J’allais moins à la MDJ.

Mais mon passage là-bas, pour moi, ç’a fait une différence. Bonne lecture !

Et peu importe, après cet hiver,nous serons tous plus fort·e·s!

À propos Marie-Amélie Dubé

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