2020… COVID et santé mentale

Texte | Nadine Pelland

Depuis des années, dès que je peux prendre la parole, je porte le message suivant : tout le monde a une santé
mentale. Parfois, ça va, parfois, c’est plus difficile. Mais personne, je dis bien absolument personne, n’est à
l’abri de marcher sur une pelure de banane et de se retrouver sur les fesses ! Émotionnellement parlant, évidemment.
Il n’y a pas que ceux·celles qui ont un diagnostic qui doivent prendre soin de leur état émotif, mais bien chacun et chacune d’entre nous, à tous les niveaux.

Nous jonglons avec des vies trépidantes, ponctuées de réussites (ou difficultés) professionnelles, personnelles et familiales. Notre société de performance nous pousse à nous comparer et à adopter des rythmes très loin de respecter nos besoins en termes de ressourcement, d’harmonie et de sérénité.

Et en 2020, nous avons reçu la visite d’un virus.

Et en 2020, plusieurs se sont rendu compte que la pelure de banane, elle peut bien se trouver sur leur plancher… Les besoins de soutien psychologique ont explosé. La peur, les restrictions, le télétravail, le manque de contacts sociaux, et bien d’autres facteurs ont fragilisé notre pseudoéquilibre.

Plusieurs personnalités ont pris la parole pour nommer la détresse psychologique qu’elles vivaient. J’entends maintes fois par jour des messages disant qu’il est important de prendre soin de soi. J’entends aussi (avec plaisir) des employeur·euse·s de notre milieu qui adaptent leurs pratiques et les conditions de travail pour préserver la santé physique et mentale de leur personnel. Ce n’est pas totalement nouveau ; il y a depuis longtemps des efforts en ce sens, mais c’est beaucoup plus présent tout récemment.

Force m’est de constater que le virus parle plus fort que moi. Il a réussi là où j’ai échoué.

Maintenant, en tant que collectivité, nous avons un beau défi à relever. Nous avons l’opportunité de faire le choix de maintenir cet état de conscience, de conserver ce souci de prendre soin de soi et des autres dans nos environnements.
Nous pouvons, ensemble, décider de considérer le bien-être émotif comme un déterminant majeur et incontournable,
tant dans nos relations professionnelles que personnelles. Notre communauté a maintes fois prouvé sa créativité et sa solidarité : mettons ces deux forces au profit de la recherche d’innovations et de solutions pour améliorer la santé mentale de toute notre population ! En tout cas… c’est ce que je nous souhaite…

Photo | Martin Boisvert

À propos de Marie-Amélie Dubé

Voir aussi

Source d’énergie scolaire depuis 50 ans ! [Publireportage]

Texte | Collège Notre-DamePhotos | Jean-François Lajoie Le collège Notre-Dame, connu avant 2008 sous le …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *