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dec23

Un monde en mutation

par Isabelle Gallard

 

Depuis une dizaine d’années, j’ai pu expérimenter plusieurs nouvelles formes de travail ; parfois par nécessité pour obtenir ou conserver un emploi, plus récemment par choix. Dans tous les cas, l’équilibre travail-qualité de vie en est affecté et il s’agit le plus souvent de savoir s’adapter aux changements que cela implique. Mais de quoi parle-t-on quand on discute de nouvelles formes de travail ?

 

Le rapport Bernier sur les besoins de protection sociale des personnes en situation de travail non traditionnelle définissait en 2003 « la conception classique d’une relation de travail [comme celle] dans laquelle on retrouve un salarié qui travaille pour un seul employeur dans une relation de subordination juridique, sur le site même de l’entreprise et la plupart du temps à temps plein et pour une durée indéterminée ». Cela regroupe donc les emplois à temps partiel ou à durée déterminée comme les agences d’intérim ou encore les travailleurs autonomes. Aujourd’hui, certaines formes sont devenues tellement courantes qu’elles ne paraissent plus atypiques : cumuler plusieurs emplois à temps partiel, enchaîner les contrats à durée déterminée ou les alterner avec du travail intérimaire… que ce soit pour des emplois manuels (usine), de service (restauration, réparation) ou même de bureau. La nouvelle mutation se place maintenant autour des aménagements possibles sur les horaires et surtout les lieux d’où peut s’effectuer ce travail. Avec les possibilités technologiques offertes par Internet, les ordinateurs portables à un coût abordable et maintenant les téléphones intelligents, les employeurs comme les travailleurs peuvent modifier leurs relations les uns envers les autres et envisager différemment leur implication professionnelle.

 

Savoir s’adapter aux changements

Ainsi, le télétravail a fait son apparition, permettant aux employés de mieux concilier travail et famille ou d’accompagner un conjoint dans sa mobilité sans changer d’employeur ; ou encore, comme cela a été mon cas, de travailler dans une ville et d’habiter dans une autre qui se trouve à plusieurs centaines de kilomètres. Cependant, cela ne va pas sans heurts : il est quand même nécessaire de se déplacer régulièrement pour participer aux activités et à la vie de l’entreprise, et l’absence de relations sociales pendant les heures de travail peut être difficile. Il est aussi vital de séparer virtuellement le temps de travail et le temps de repos ou de loisir quand on travaille de chez soi pour assumer ses tâches sans que l’employeur s’attende à une disponibilité en tout temps. Le même phénomène touche la plupart des travailleurs autonomes, car leur bureau fait souvent partie prenante de leur domicile. Dans ce cas-là, pas de boss pour exiger des horaires étendus ou des réponses immédiates à toute heure, mais des clients qui peuvent vous interpeller selon leur propre horaire, parfois atypique. Il s’agit alors de se mettre soi-même des limites, en cohérence avec nos objectifs entrepreneuriaux : choisir son volume de travail pour respecter sa qualité de vie, choisir ses contrats et ses clients selon ses objectifs de spécialisation ou encore aller dans un espace communautaire de travail pour faire cette séparation physiquement, et retrouver un peu de socialisation et de collaboration inhérentes à une vie professionnelle. Des services de plus en plus diversifiés sont maintenant offerts par des travailleurs autonomes, souvent pour rencontrer un besoin ponctuel de l’industrie ou d’autres travailleurs autonomes ou petites entreprises.à De la comptabilité au recrutement en passant par le conseil de toute sorte, les communications ou le graphisme, l’entretien des espaces verts ou même l’entretien tout court, la soustraitance a le vent en poupe. Même si nombre de travailleurs autonomes sont satisfaits de leur forme de travail et s’accomplissent en réalisant des tâches similaires pour de nombreux employeurs, la sous-traitance fait surtout le jeu des entreprises qui sont alors plus flexibles et optimisent leurs coûts : avoir la main-d’oeuvre quand on en a besoin et seulement quand on en a besoin. On voit donc se multiplier les pigistes, ces travailleurs autonomes qui travaillent sous contrat à un taux horaire à peine supérieur à ce que coûte un employé, et qui multiplient les démarches, et parfois les emplois complémentaires à temps partiel pour gagner leur vie. Ce type de vie est un choix très légitime : il donne une très grande liberté au travailleur autonome quant à son rythme de travail ou à la nature des tâches à accomplir. Travailleuse autonome et parfois pigiste depuis plus d’un an, je ne reviendrais pas en arrière. Il faut juste être vigilant pour que cela ne devienne pas un moyen de précariser encore plus certains emplois. Le choix d’une conception du travail traditionnelle est tout aussi légitime.

 

 

dec13

 

 

 

 

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par Maude Roy-Chabot, organisatrice communautaire et v.-p. de L’E.C.O. –  photos Mathieu Germain

 

LA MISSION
Regrouper, stimuler et accompagner une communauté ambitieuse d’acteurs de changement, d’organisations et de citoyens qui souhaitent se mailler, développer leurs compétences et relever collectivement les défis d’entrepreneuriat et de travail régionaux.
SES AVANTAGES
Travailleurs autonomes, travailleurs nomades, consultants, artistes et retraités, venez profitez d’un espace de travail stimulant pour :
1— Diminuer les coûts
2 — Rencontrer des personnes inspirantes
3 — Favoriser le référencement
4 — Partager des expertises, du matériel, des idées et des projets

 

dec15

 

C’est ouvert, c’est vivant. Ça existe et c’est déjà énorme.

Ce n’est pas un hasard ni une incarnation spontanée. C’est une création collective qui est née de grands et de petits gestes posés volontairement et avec passion par des personnes en mouvement. C’est E.C.O., le premier espace communautaire de travail dans la MRC de Rivière-du-Loup. L’ouverture officielle le 8 novembre dernier représente une grande étape pour les membres et les administratrices fondatrices. Sortir de l’ombre et du réseau de nos réseaux. Être visible et ouvert pour toutes et tous. Cet espace est visuellement loin de ressembler à ce dont nous avions rêvé ensemble l’an dernier. C’est un joyeux mélange du rêve et du réel à regarder avec les lunettes du potentiel de celles qui croient que tout est possible. Automne 2016. Marie-Amélie Dubé publie un statut invitant ceux et celles qui auraient un intérêt pour un espace communautaire de travail à se joindre à des rencontres d’exploration. C’est dans l’air du temps et c’est un besoin réel. Une et deux, puis toute une série de rencontres soutenues par le Living lab en innovation ouverte permettent à plus d’une trentaine de personnes de dessiner les contours de l’espace communautaire de travail rêvé. Beaucoup d’idées qui ont laissé leur trace et font encore partie de ce qui est à créer : des hamacs pour faire la sieste, des dîners de réseautage, des ateliers pour répondre aux besoins de formation des travailleurs automnes, une vitrine pour exposer les services et produits de nos membres… À travers les Post-it et l’enthousiasme général, les résultats d’un sondage d’intérêt confirment le potentiel viable de la mise sur pied du projet. Au-delà de la quête du lieu de travail idéal, il faut chercher des locaux et explorer les partenariats. L’inventaire débute : visite de locaux, prix, superficie, accès. La liste des caractéristiques est longue et plusieurs personnes contribuent à enrichir notre banque de possibilités. Au-delà des murs et des bureaux, un fil de vision et de valeurs se noue entre nous. Une volonté se précise et s’affirme. Celle de faire de ce projet une expérience collective de création collaborative autogérée par ses membres. Notre posture n’est pas celle du client qui veut s’acheter un service de location de bureau. La volonté est de fonder une organisation à but non lucratif pour se donner de l’élan et bâtir avec les membres ce dont nous avons besoin et à notre couleur. Le projet pilote E.C.O. est fondé le 14 août 2017. La Ville de Rivière-du-Loup ouvre des portes et souhaite offrir son soutien. Une entente est finalement signée, ce qui permet l’utilisation de locaux vacants avec différents services et à un prix avantageux. Les clés sont dans nos mains. L’E.C.O. a une adresse. Aujourd’hui, chaque bureau, chaise, plante verte et cadre est le fruit d’une contribution généreuse et gratuite. Les pièces commencent déjà à raconter des histoires et l’espace Nomade est régulièrement habité. La salle de réunion n’est pas toujours disponible et c’est tant mieux. Aujourd’hui, il est possible de devenir membre, administrateur, bénévole, de réserver un bureau ou la salle de réunion en ligne, et c’est énorme.

 

dec14

 

 

 

 

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par Philippe Bonneau | Administrateur ET Coordonnateur des communications de Parvis Saint-Germain | Délégué au volet ETC Saint-Germain

 

L’espace de travail collaboratif Saint-Germain est un projet atypique dans le paysage de travail collaboratif québécois. Pour le comprendre, il faut examiner ses racines.

ETC est situé à Saint-Germain dans le Kamouraska, la plus petite municipalité de la MRC. Un « village gaulois » de 286 âmes (recensement de 2016) qui résiste en cette époque de fusions municipales. Le village est doté d’une belle petite église dont la construction fut commencée en 1882 contre la volonté du diocèse qui ne voulait pas d’une nouvelle paroisse. Les citoyens l’ont construite quand même à leurs risques et périls. Des Gaulois, je vous disais. L’église étant aujourd’hui peu utilisée, des citoyens se sont mobilisés pour essayer de lui assurer un avenir. Le regroupement de citoyens a été formé en février 2014, pour prendre en 2016 la forme juridique d’un OBNL maintenant connu sous le nom de Parvis Saint-Germain. De nombreux projets de revitalisation de l’église ont été évalués. Les trois projets retenus pour assurer la pérennité de ce magnifique bâtiment patrimonial et animer le coeur du village sont les suivants : Cabouroc – Gym d’escalade, une salle communautaire et ETC Saint-Germain.

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Notre projet d’espace de travail collaboratif est très modeste à comparer à d’autres. On y trouvera trois bureaux fermés et six places en espaces partagés. De plus, une salle de réunion de huit places tout équipée, un espace détente et une cuisinette seront offerts pour les utilisateurs. Le tout sera aménagé sur et sous le plancher du jubé, là où se trouve habituellement l’orgue. Plusieurs raisons expliquent la taille relativement petite du projet : le nombre d’utilisateurs en provenance de l’extérieur difficile à évaluer, la présence d’autres projets de travail collaboratif ailleurs dans la région et, surtout, les contraintes réglementaires à considérer dans l’adaptation d’une église. En effet, même si le bâtiment n’est pas classé patrimonial, « ne fais pas dans une église ce que tu veux ». Même si nous désirons préserver le patrimoine, l’aménagement d’espaces de travail ne peut se faire sans un minimum de travaux… Et là, on parle de la mise aux normes conformément à la réglementation du Code du bâtiment. À titre d’exemple, le jubé (mezzanine), qui pouvait accueillir 75 paroissiens, ne peut plus accueillir qu’une dizaine de travailleurs, à moins d’ajouter un escalier de secours, des gicleurs, etc. Plutôt que de risquer une explosion des coûts, nous avons préféré adapter notre projet aux normes en vigueur sans modifier l’église de fond en comble.

 

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Assez parlé des contraintes. ETC Saint-Germain est à la recherche de solutions à la fois pratiques et design pour optimiser l’utilisation de l’espace. Le mobilier de l’espace partagé pourrait s’inspirer de Hack de Vitra (www.vitra.com/fr-fr/product/hack). De même, la salle de réunion, d’une capacité maximale de huit personnes, pourrait être aménagée en salle de cours grâce, ici aussi, à du mobilier ingénieux comme une grande table pouvant se séparer en petits bureaux. Un écran géant, un tableau blanc et un babillard viendront compléter les équipements. Une imprimante multifonctions sera aussi offerte aux usagers. Enfin, une autre particularité d’ETC Saint-Germain, et non la moindre, sera son voisin, Cabouroc – Gym d’escalade. Imaginez combiner une journée de travail dans un espace de travail collaboratif sympathique à une séance d’entraînement dans les blocs de grimpe. Ce sera une offre unique au Québec. Une campagne de financement sera lancée en janvier afin d’amasser les fonds nécessaires à la réalisation du projet. Si tout se déroule bien, l’ouverture est prévue en 2018. Pour en savoir plus ou pour devenir partenaire de l’un ou l’autre de ces projets, écrivez à philippe@parvis-saintgermain.org.

 

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par Caroline Chassé, directrice des communications et de la culture (MRC de Témiscouata) – Photos Roxanne Dumont

 

Coworking au Témiscouata, l’espace de travail collaboratif Rabaska!

Le tout premier espace de travail collaboratif au Témiscouata est ouvert depuis la mi-septembre pour la location. Mis en place par la MRC de Témiscouata avec la collaboration de la SADC, Rabaska offre un environnement professionnel pour travailler, rencontrer des clients et réseauter dans un décor branché et actuel. Visant les entrepreneurs en démarrage, les travailleurs autonomes, les organismes, les travailleurs de passage, consultants ou contractuels, Rabaska offre des tarifs très avantageux et des modalités flexibles.

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Avec la proximité des bureaux du Service de développement de la MRC de Témiscouata et ceux de la SADC de Témiscouata, les entrepreneurs pourront aussi bénéficier d’un accompagnement personnalisé et de conseils de professionnels en développement économique. Madame Guylaine Sirois, préfet de la MRC de Témiscouata, mentionne : « Nous sommes très heureux de voir se concrétiser cette initiative, nous souhaitons ainsi encourager et appuyer les travailleurs de même que les jeunes entrepreneurs dans leur parcours professionnel. Nous vous invitons à nous contacter à la MRC dès maintenant pour toute information complémentaire. » Il est possible de louer à la journée (25 $), à la semaine (65 $) ou au mois (175 $). Pour faire sa réservation en ligne, il faut se rendre sur la page espacerabaska.ca. Les locaux sont situés dans l’édifice Saint-Viateur du Complexe régional de la MRC de Témiscouata au 3, rue de l’Hôtel de Ville à Témiscouata-sur-le-Lac (quartier Notre-Dame-du-Lac).

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Voici les services offerts :
– Six espaces de travail individuels (88 pi2) dans un décor branché et professionnel
– Accès à un espace privé pour des rencontres d’équipe
– Salle de repos commune et balcon extérieur
– Salle de conférence et de visioconférence de 15 personnes
– Outils de télécommunication sur place (Internet, téléphonie et télécopie)
PRENEZ VOTRE PLACE !
www.espacerabaska.ca

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dec31

 

 

 

 

 

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par Claudia Côté-Fortin, directrice générale et fondatrice de La Station – Photos Véronique Verret, photographe

 

Dans quelques jours, Rimouskia se joindra à la grande famille du coworking!

Le premier espace de travail collaboratif de Rimouski ouvre officiellement ses portes dans quelques jours et nous sommes impatients de vous y accueillir ! Ayant élu domicile dans les locaux qu’occupait anciennement un centre sportif bien connu des Rimouskois, La Station s’étend sur près de 4 000 pieds carrés, lesquels sont complètement rénovés et repensés en fonction des interactions et des échanges qui prendront vie dans ce nouvel environnement de travail. Nous sommes un organisme à but non lucratif né d’un effort collectif, d’une implication commune entre les entreprises, institutions et organisations de notre région et les entrepreneurs euxmêmes. Puisque La Station s’adresse à de multiples clientèles, nous favorisons le maillage entre les utilisateurs en offrant, avant tout, une expérience nouvelle guidée par des valeurs franches et un cadre de travail inventif totalement différent de celui que l’on retrouve dans les bureaux traditionnels.

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La Station offre quelques bureaux fermés tous meublés, des dizaines de postes de travail à aire ouverte, trois salles de réunion, dont une immense salle de conférence pouvant accueillir jusqu’à 20 personnes, ainsi qu’un grand et confortable salon, une cuisine complète et même une salle de sport. Cet espace de travail, spécialement dédié aux travailleurs nomades, aux professionnels, aux petites entreprises et aux étudiants est situé en plein coeur du centreville. De nombreux restos, bars et boutiques font partie de nos voisins de quartier, sans oublier que seulement quelques pas nous séparent de la Promenade de la mer ! Les espaces communs sont accessibles à la fréquence souhaitée par les utilisateurs, que ce soit pour une heure, pour une journée, pour une semaine ou pour un mois, et selon des tarifs qui varient entre 5 $/heure et 175 $/ mois. Les bureaux fermés, quant à eux, sont offerts en location à bail de courte durée et renouvelable de 3, 6 ou 12 mois, dont les mensualités varient entre 525 $ et 770 $. À La Station, nous proposons un espace de travail professionnel, mais surtout un milieu de vie. Ici, il est tout à fait permis d’écrire vos idées sur les murs, de travailler dans le salon, de réfléchir en mouvement sur un vélo stationnaire, de faire connaissance avec vos nouveaux collègues autour d’un lunch et même d’accéder aux espaces 24/7. Il s’agit d’un environnement sans hiérarchie, sans compétition et sans politique… simplement un lieu humain où il est possible de tisser des liens avec d’autres personnes qui oeuvrent dans des secteurs complètement différents. C’est dans un cadre créatif et inhabituel que naissent des idées spontanées et de nouveaux projets, ce que nous encourageons fièrement. Le point de départ de plusieurs idées innovantes, c’est ça le coworking ! À bientôt, au 40, rue Saint-Germain Est à Rimouski.

www.lastationrimouski.ca

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dec29

par Amélie Martineau, coordonnatrice régionale de La Ruche Bas-Saint-Laurent – 418 862-5243, poste 202 – bsl@laruchequebec.com

La Ruche Bas-Saint-Laurent souffle sa première bougie! Découvrez comment financer vos projets au Bas-Saint-Laurent grâce au financement participatif.

La Ruche Bas-Saint-Laurent fête le premier anniversaire de son lancement ! Depuis sa création, le 15 décembre 2017, 13 projets ont atteint leur objectif de campagne de financement participatif. Le tout a ainsi permis à 13 idées de voir le jour contribuant au dynamisme de la région en plus de permettre à plusieurs individus de réaliser leurs rêves d’entrepreneuriat. Découvrezen plus sur le succès derrière ces campagnes réussies !

 

Le principe du financement participatif

Le principe est simple : permettre à un entrepreneur de réaliser ses idées en récoltant un montant nécessaire à la réalisation d’un projet par l’entremise de plusieurs petites contributions récoltées auprès de son réseau, de sa communauté et de ses futurs clients. En échange de leur contribution, les individus reçoivent quelque chose en contrepartie (que ce soit un objet ou un service en prévente, un produit exclusif, une expérience unique, etc.). Pour recevoir les contributions versées, le promoteur doit recueillir, dans le délai établi de la campagne, la totalité du montant prévu pour la réalisation de son projet. Si la campagne n’atteint pas son objectif, aucun montant ne sera facturé aux contributeurs et aucun montant ne sera facturé à l’entrepreneur par La Ruche. En résumé, le concept du financement participatif de La Ruche est basé sur un principe de « tout ou rien » ou plutôt que vous n’avez rien à perdre, mais tout à gagner !

 

 

Deux millions de dollars récoltés

En septembre dernier, La Ruche a franchi le cap du 2 millions de dollars récoltés auprès de 19 153 contributeurs. L’importance de ce montant ainsi que le nombre de contributeurs démontrent que le financement participatif devient un mode de financement complémentaire adopté par les Québécois. Fondée à Québec en 2013 grâce au soutien du Mouvement Desjardins, La Ruche s’est déployée rapidement et est maintenant également active à Montréal (juin 2016), en Mauricie (juin 2016) et en Estrie (juin 2017).

 

Ce qui distingue La Ruche des autres plateformes

l y a plus de 1 500 plateformes de financement participatif à travers le monde, mais La Ruche est une des seules à se démarquer par son concept de proximité régionale et son statut d’organisme à but non lucratif lui permettant d’être au coeur de l’écosystème entrepreneurial et social de chaque région dans laquelle elle est présente. Par l’entremise de son bureau de coordination régional du Bas-Saint-Laurent basé à la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, La Ruche agit concrètement sur le terrain et va à la rencontre des entrepreneurs d’ici. La Ruche compte sur l’appui d’un réseau d’ambassadeurs (Ambassadeurs SM40) bien ancrés dans la région, dont chacun des membres participe à la mission de La Ruche, soit celle de favoriser l’émergence de nouveaux projets stimulant le rayonnement et la vitalité de notre région. Concrètement, les ambassadeurs de La Ruche Bas-Saint-Laurent, soit principalement des entrepreneurs chevronnés de la région, mais aussi des gens provenant de divers milieux, agissent à titre d’anges et de conseillers par l’entremise de nos rencontres mensuelles. Ils contribuent également au rayonnement des projets dans leur milieu. Un facteur clé intrinsèquement lié à la réussite des projets est l’implication de la communauté, puisque le financement participatif est un concept selon lequel un projet bénéficiant de l’appui d’une communauté peut voir le jour. Elle-même entreprise collaborative en pleine croissance, La Ruche compte maintenant sur une équipe de neuf experts, sur un groupe de près de 250 ambassadeurs motivés ainsi que sur un réseau de partenaires qualifiés et complémentaires. La Ruche, une formule gagnante pour financer vos idées autrement ! Tous les projets sont admissibles tant qu’ils laissent une empreinte sociale, économique ou culturelle dans la région. La Ruche organise des ateliers en financement participatif gratuits afin d’outiller les entrepreneurs et les guider pour bien lancer leur campagne.

 

Treize projets réussis au Bas-Saint-Laurent

Parmi ceux-ci, soulignons le succès des projets suivants : le parc côtier Kiskotuk, le Vieux Théâtre de Saint-Fabien, la microbrasserie Le Caveau des Trois-Pistoles, deux Louperivoises au trophée Rose des Sables, La Société : Jeux d’évasion de Rimouski, et plus encore !

 

Comment soumettre un projet?

Rien de plus simple. Sélectionnez la région « Bas-Saint-Laurent » sur laruchequebec.com et cliquez sur l’onglet « Lancer un projet » dans le menu principal. Une fois votre projet soumis, La Ruche vous contactera rapidement et vous guidera dans les prochaines étapes avant la mise en ligne.

 

Des questions?

La section « À propos » de laruchequebec.com pourra vous informer. Vous pouvez écrire à bsl@laruchequebec.com et l’équipe de La Ruche du Bas-Saint-Laurent se fera un plaisir de vous aider et de vous outiller pour les prochaines étapes.

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par Maude Lafontaine, photo de Maude par P atric Nadeau, photo de l’évènement par Alexandre Gaudreau

Les 28 et 29 septembre derniers, les élèves de 6e année de l’École internationale Saint-François-Xavier ont marché 15 kilomètres pour se rendre au Camp Vive la Joie de Saint-Modeste. Avant l’activité, un des enseignants participants, monsieur Alexandre Gaudreau, m’a donné quelques détails sur l’activité.

Entrevue avec Monsieur Alexandre Gaudreau

 

L’INNÉ-Dit : Qu’allez-vous faire au Camp Vive la Joie ?

Alexandre Gaudreau : Le camp est un prétexte pour faire marcher les élèves et les amener à se dépasser et à coopérer. Une fois au camp, nous ferons des activités de coopération et des jeux qui favorisent l’entraide et la cohésion des élèves de 6e année.

 

L’I.-D. : Pourquoi organiser une activité comme celle-ci ?

A.G. : Le but de l’activité est de mettre en pratique les concepts de travail d’équipe et de communication que nous avons étudiés en classe dans le cadre de notre module de recherche.

 

L’I.-D. : Comment allez-vous vous y rendre ?

A.G. : Les élèves devront marcher 15 kilomètres en portant leur sac à dos contenant vêtements, nourriture et eau. Les élèves seront placés en équipe de cinq et partiront à intervalle de cinq minutes. Ils emprunteront le sentier du Petit-Témis pour rallier le Camp Vive la Joie. Ils devront gérer leurs pauses, la vitesse de marche, l’alimentation et la préparation du souper une fois rendus au camp. Pour le souper, chaque équipe aura accès à un brûleur de camping pour cuisiner ses pâtes.

 

L’I.-D. : Avec qui y allez-vous ?

A.G. : Cette activité est pour les élèves de 6e année (2 classes totalisant 49 élèves) accompagnés de moi-même (enseignant), monsieur David Ouellet (enseignant), monsieur Luc Bouchard (technicien en loisirs), madame Émilie Tourigny (stagiaire en loisirs) et madame Marie-Josée D’amours (psychoéducatrice). De plus, plusieurs parents bénévoles nous aideront pour assurer la sécurité aux intersections.

 

dec33
Le matin du 4 octobre, j’ai rencontré les élèves de la classe de monsieur Alexandre Gaudreau pour leur poser des questions sur ce qu’ils ont vécu. Ils m’ont raconté leur expérience, leurs craintes ou leurs peurs, leur appréciation, et ils ont même partagé quelques anecdotes plutôt comiques avec moi. Voici donc le résultat :

 

L’I.-D. : Avez-vous apprécié l’activité ?

Les élèves : Oui !

 

L’I.-D. : Qu’avez-vous aimé le plus ?

Les élèves : Que nous dormions là-bas et que nous nous arrangions tout seuls, en équipe, avec nos problèmes et nos disputes.

 

L’I.-D. : Qu’avez-vous aimé le moins ?

Les élèves : Que nous ne pouvions pas nous coucher tard [rires].

 

L’I.-D. : Est-ce vous qui avez choisi vos équipes ?

Les élèves : Non, ce sont les enseignants qui ont choisi nos équipes, mais nous avons bien aimé ça, car nous pouvions tisser des liens et nous faire de nouveaux amis.

 

L’I.-D. : Avez-vous réussi votre souper ?

Les élèves : Oui, très bien ! Quelques personnes ont eu de la misère à ouvrir leur boîte de conserve [rires].

 

L’I.-D. : Qui a choisi l’ordre du départ ?

Les élèves : C’est le porte-parole de chaque équipe qui a décidé l’ordre du départ.

 

L’I.-D. : Aviez-vous des craintes ou des peurs avant l’activité ?

Les élèves : Quelques personnes ont eu peur de rencontrer des ours ou d’autres animaux, et d’autres ont eu peur de se blesser ou de ne plus être capables de marcher.

 

L’I.-D. : Êtes-vous revenus à la marche après l’activité ?

Les élèves : Non, nous avons pris l’autobus.

 

L’I.-D. : Avez-vous aimé dormir là-bas ?

Les élèves : Oui, mais les lits dans les dortoirs ne sont pas très confortables et nous n’avons pas pu parler fort et longtemps.

 

L’I.-D. : Si vous aviez à refaire cette activité, que changeriez-vous ?

Les élèves : Qu’on puisse se coucher plus tard et qu’on dorme plus d’un soir.

 

En conclusion, je tiens à féliciter les jeunes qui ont participé à l’activité pour leur bon travail d’équipe, leur coopération et leur bonne endurance ! Bravo aux organisateurs qui ont permis à ces élèves de développer leur esprit de collaboration !

 

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À propos Marie-Amélie Dubé

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Soyez Locavore!

par Edith Deschênes – photo marchepubliclafontaine.com   Au moment d’écrire cet article à propos du ...

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