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Textures, boulons, taches et rêveries – la Rumeur du Loup
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aout20

Textures, boulons, taches et rêveries

busque

par Busque

Allez dire bonjour de ma part à cette jeune flamme au centre du village de Kamouraska. Pour la reconnaitre, c’est bien facile, elle s’appelle Camille et on peut tomber et se perdre dans son regard. Ah oui, j’oubliais… elle peint aussi, et très bien en plus; quelque chose de macro, de détaillé, de texturé et d’assez unique.

 

Busque : Pour commencer, pourrais-tu me dire ton nom, ton âge et ce que tu fais dans la vie ?

Camille Paradis : Je m’appelle Camille Paradis, j’ai 25 ans, je suis artiste-peintre et propriétaire la galerie Quai no 3.

 

B. : Quelle est ta formation scolaire ou extrascolaire ?

C.P. : Je suis autodidacte en arts. Je n’ai pas appris à peindre à l’école, j’y suis allée par exploration. À l’école, j’ai étudié un peu le droit à l’université et j’ai fait 5 ans en chocolat. Je suis passée du chocolat à la peinture par un sort du hasard. J’ai eu l’occasion d’ouvrir une petite galerie dans une maison derrière la chocolaterie, à sa première adresse. J’y ai fait une première exposition de mon travail de l’année. J’avais fait une petite section boutique aussi. La chocolaterie a déménagé alors j’ai déménagé aussi dans une maison qui est maintenant quatre saisons, contrairement à l’autre, et où j’ai le double d’espace. J’ai donc invité des artistes à exposer avec moi. C’est une deuxième année et le projet évolue bien.

 

aout20

 

B. : Est-ce que tu dirais que le projet actuel est ce que tu vises ou bien as-tu d’autres projets à long terme ?

C.P. : L a n ouvelle m aison o ffre b eaucoup de possibilités. Les fondations et la toiture sont à refaire, alors il est possible que nous l’aménagions autrement pour avoir plus d’espace pour les expositions d’artistes. L’idée va probablement demeurer la même : j’invite des artistes d’ici et d’ailleurs à apporter leur regard sur Kamouraska avec leur signature artistique. J’ai un artiste des États-Unis, un artiste des Pays-Bas et j’en ai une d’ici. Il y aura une rotation des artistes.

 

B. : Peux-tu nous parler de ton art, de ton inspiration et de tes techniques ?

C.P. : Ma technique est mortier et acrylique sur toile. J’utilise un mortier pour les arts plastiques de structure souple qui s’applique à la spatule. Je détermine des zones où je veux accentuer l’effet de détail ou de profondeur ; je ne mets pas de mortier là où je veux accentuer l’effet de profondeur. Je m’inspire de ce qu’on trouve sur le bord de l’eau, comme le quai Taché qui est un sujet qui va revenir probablement tous les ans, jusqu’à ce qu’il soit restauré ou pas. Je m’inspire beaucoup de sa détérioration, de ses boulons, de sa structure pour composer des tableaux. Le tout évolue beaucoup avec les couleurs. Je m’inspire aussi beaucoup de la flore et des textures qu’on trouve sur le bord de l’eau, comme les lichens, les pousses, les rochers, le bois. On pourrait dire que je travaille beaucoup en macro, mais je compose mes tableaux comme je veux, je ne copie pas la photographie. Je comprends mon sujet et je suis capable de le composer comme je veux.

 

aout21

 

« Je m’inspire beaucoup de [la] détérioration [du quai], de ses boulons, de sa structure pour composer des tableaux. »

 

B. : Gardes-tu toujours le même style ou peut-être un jour auras-tu envie de faire autre chose comme des portraits ?

C.P. : Je ne suis pas attirée par le portrait, je ne suis pas attirée par le paysage non plus. Pour moi, ce sujet s’est imposé naturellement, c’est ce que j’aime regarder quand je suis en nature : les petits écosystèmes, les textures, etc. C’est un sujet que je trouve très intéressant à explorer en peinture aussi, qui a quelque chose d’organique. Je peins beaucoup avec mes doigts aussi, c’est relié.

 

B. : À qui s’adresse ce que tu fais ?

C.P. : Ce que je fais s’adresse à tout le monde qui a un intérêt pour les arts. Je souhaite démocratiser l’art et c’est pour cette raison que j’ai fait beaucoup de produits autour de la table comme des sous-verres, des napperons, des serviettes de table en papier, en tissus, avec l’impression de mes oeuvres. Je voulais mettre de l’art au quotidien à prix abordable. Je trouve que cela peut aider à ouvrir les portes du monde des arts. Les gens ont parfois un peu peur du monde des galeries d’art, qui peuvent avoir quelque chose d’intimidant dans un sens. Je voulais que ce soit beaucoup plus ouvert. J’ai différents artistes, donc j’ai aussi différents styles. C’est en évolution, il y aura d’autres artistes, donc d’autres styles. Pour ma part, je m’intéresse à la petite nature et aux textures.

 

B. : Merci beaucoup !

 

aout23

 

 

À propos Marie-Amélie Dubé

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