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Survivre à l’offensive des riches

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par Roméo Bouchard

 

Pour mes 80 ans, je me permets un nouveau livre qui est une sorte de témoignage, de testament et d’appel.

 

 

J’ai de plus en plus l’impression que nous avons perdu le contrôle de tout, que nous roulons dans un train fou, vers un déraillement certain, qui met notre survie comme espèce en danger. Je suis même parvenu à la conviction que notre civilisation ne pourra éviter un effondrement au cours des prochaines décennies. Il ne s’agit pas de vagues prophéties, mais de faits qui font l’objet d’un large consensus dans la communauté scientifique internationale. Les changements à opérer pour éviter l’effondrement sont si énormes, le contrôle des banquiers et des multinationales sur les décisions collectives est si puissant et le temps qu’il nous reste pour agir est si réduit, une quinzaine d’années tout au plus, qu’il est d’ores et déjà certain que nous allons très bientôt être contraints de vivre dans une société de plus en plus désorganisée et un environnement de plus en plus hostile. Nous ne pourrons pas faire marche arrière sur le réchauffement du climat, la déforestation, la destruction de la biodiversité et des ressources non renouvelables, la pollution généralisée, les inégalités sociales, l’obsession de la croissance et surtout, la dictature des riches qui en est la cause.

 

« La dictature des riches, comme un rouleau compresseur, écrase tous nos liens sociaux et nos liens avec la Nature. »

 

Au cours des dernières décennies, les riches ont progressivement mis en place tous les outils qui leur permettent de s’assurer une accumulation et une concentration de la richesse de plus en plus insoutenable : la croissance du PIB élevé au rang de fétiche, le contrôle de la monnaie par les banques privées, la spéculation boursière, les organismes de contrôle économique internationaux, l’abolition des frontières nationales par les ententes de libre-échange et les entreprises multinationales, les paradis et abris fiscaux, l’endettement des États et des particuliers, les agences de notation, le contrôle des élections et des parlements, le démantèlement de l’État redistributeur par les programmes d’austérité et la privatisation des services, la robotisation, le contrôle des esprits par les médias et la publicité, une culture de consommation, de gaspillage et de déchets qui nous a conduits au bord de l’extinction. La dictature des riches, comme un rouleau compresseur, écrase tous nos liens sociaux et nos liens avec la Nature. Nous commençons à comprendre que la fête de la croissance tire à sa fin et que nous allons bientôt devoir payer très cher ce déchainement programmé et insensé de production et de consommation. Le système financier est au bord de l’éclatement en raison de la spéculation et de l’endettement ; le réchauffement du climat et la surexploitation irresponsable sont sur le point de compromettre la satisfaction de nos besoins essentiels en nourriture, en eau, en énergie, en logement, en vêtement ; les inégalités sociales et les migrants menacent l’ordre social mondial. Mais nous préférons ne pas y penser, ou croire qu’on exagère, ou faire confiance au progrès, à la technique et à la capacité d’adaptation des humains, à l’économie verte. Pourtant, quand on pousse l’analyse un peu plus loin, rien de tout cela ne pourra nous éviter l’effondrement.

 

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Dans ce plaidoyer, je ne démontre rien : je constate, j’accumule, je presse, je démasque la mécanique des riches, je combats le déni, je dénonce notre dépendance à la drogue de la consommation, je plaide pour une prise de conscience, pour un projet de survie axé sur la démocratie citoyenne et la restauration du pouvoir des citoyens, sur l’affranchissement de la croissance à tout prix, sur une économie circulaire respectueuse des besoins réels et de notre environnement, sur une société de proximité et de solidarité, sur le bien vivre et le retour à la Nature. Pas des solutions… ni des moyens d’éviter le désastre… mais tout juste des façons de nous préparer à survivre au dérèglement de notre système économique et des écosystèmes de notre planète. Relocaliser. Renaturaliser. Regrouper. Recommencer. Réapprendre. Ralentir. Réduire. Récupérer. Recycler. Restaurer. Reconstruire. Bienvenue dans l’ère de la survie !

À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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