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« On est-tu ben heureux, tranquille on vire quasiment vieux » – la Rumeur du Loup
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adamus

« On est-tu ben heureux, tranquille on vire quasiment vieux »

ameliedube

par Marie-Amélie Dubé, photo de Clara Boo

 

T’sé quand la dernière fois que t’as vu un show d’Adamus à Rivière-du-Loup, pis que c’était à la Brasserie Lafontaine, aux côtés d’une gang jam-packed de suants saouls, toi inclus dans le lot ; que tu te rappelles que le lendemain t’avais pu de voix, pis que t’avais perdu quelques bouts, mais que tes vêtements imbibés de houblon ravivaient ta mémoire à court terme, pis que trois ans plus tard, tu entres aux Shows du garage, que tu ne bois plus d’alcool, que la foule est dispersée, qu’il y a trop de lumière à ton gout, tu prends rapidement le raccourci facile de te dire que le potentiel de fun possible à souère risque d’être pas mal moins élevé que y’a trois ans. Mais tu te dis : « Voyons stie, un show d’Adamus, ça peut pas être plate. » Faque tu vas au vestiaire, tu t’achètes une titite bouteille d’eau, tu salues Pierre, Jean pis Jacques, avec ton précis de small talk en bouche, pis t’attends…

 

 

Pis ça finit par commencer. Les Flos. C’est bon. Rien à dire, à part que… comment je vous dirais ben ça… Pour les avoir vu cet été au Racoin, pour leur premier show, gonflés à bloc, jouer leur beat de feu pendant presque 2 heures de temps, avec le soleil du Kamou sur leurs belles tites christ de face de rockeur, mettons que… 15-20 minutes en première partie d’Adamus, c’était pas le même trip. C’était plus comme un genre d’entrée qui ouvre l’appétit, mais, qui t’amènera jamais à satiété. Mais bref, beaucoup de monde les a découverts ce soir-là et a vraiment accroché. C’est assurément un band d’icitte à suivre. Du rock garage brillant. Des musiciens chevronnés. Des doigts prodigieux sur corde raide. Une voix singulière, fuzzée dans le beurre. Un drum qui vibre pas mal ben. Bref, allez voir ça su’ les Internets, Les Flos, une histoire à suivre… Pis là. Adamus arrive. Ben drette su’ ses deux pattes. Avec ses musiciens à géométrie variable. Piano, contrebasse, banjo, saxophone, drum, hautbois, tout un orchestre pour nous en mettre plein la gueule. Une toune. Un shooter. Deux tounes. Pète ses cordes de guit. Mais rien n’arrête le big band. Fou rire généralisé, par avant, pis par arrière de la scène. La foule se réchauffe. Chante. En choeur. Tout est encore possible. Et là, parce que des fois l’inattendu se pointe… « Donne-moi-z’en », nouvelle compo du dernier album, Sorel Soviet So What, foudroie d’une énergie percutante le dancefloor. Ça part ! Un reel de fou, un claviériste qui se peut pu, un flot électrisant me fouette le cul ! Ma chum Karianne saute partout et contamine tout le monde avec sa joie incommensurable d’être là, ici et maintenant, et nulle part ailleurs. Pis là. Ça continue. Je danse, je chante, je saute, je ris, je crie, je huuuurle. Dans l’euphorie, la shooter girl passe, j’me prends un shooter avec Anacha. Hiiiiii ! Quessé qui se passe !? Écoute, c’est un moment de suspension. Le colosse polonais run la patente comme un chef. Il boit un peu, mais on sent qu’il est dorénavant loin derrière le gars qui buvait à s’en fendre la panse comme s’il n’y avait plus de lendemain. Un Adamus assagi ? Ça surprend, mais on aime ! Faque il nous enfile ça avec sa gang de musiciens, ses bons vieux hits, pis ses nouveaux hits, « Entre ici pis chez vous », « En voiture mais pas d’char », « Le scotch goute le vent », « 2176 », « Fulton road » pis « Brun (la couleur de l’amour) », au bout des lèvres de tous mes voisins de danse qui ont les yeux qui brillent et éclairent la scène des Shows du garage, pis, « Hola les lolos », ben kin !

 

 

« Pis là. Adamus arrive. Ben drette su’ ses deux pattes. Avec ses musiciens à géométrie variable. »

 

 

Faque finalement, une ostie de belle soirée ! Malgré tout ! Un souvenir de plus dans besace. On part avec ça, pis on continue ! Faque Sorel Soviet So What, un projet pas mal plus lumineux que les deux derniers albums. Le gars tu seul sur son balcon est rendu plus joyeux. Josée Lapointe, en septembre 2015, titrait son article dans La Presse « Bernard Adamus : la mort du chansonnier ». Ben c’est ça, un gars plus zen, qui gère mieux le quotidien. Faque c’est ça. On vieillit ! Faque, en espérant que l’hiver va pas nous tuer jusqu’au printemps !

 

adamus

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