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juillet14

Néoruraux en avant-plan

Je ne suis pas fan des moustiques et autres bestioles vampires qui se retrouvent en abondance dans notre belle région. Mais franchement, mon nouveau mode de vie me comble au plus haut point et je n’habiterais nulle part ailleurs !

 

J’ai choisi de déménager en région. Oui, oui, c’était un choix. Pas n’importe quel choix léger que l’on fait quand on opte pour l’une ou l’autre des saveurs de crème à glace de chez Ali-Baba. Ici, je parle du genre de choix conscient que l’on fait avec toute la certitude qu’un humain peut éprouver devant une chose qui correspond ardemment à ses valeurs profondes. Plus que choisi, j’ai désiré venir m’établir dans la MRC de Rivière-Du-Loup. La question s’est posée quand mon conjoint et moi avons appris que notre premier enfant était en route. Un rêve se réalisait pour nous et c’est avec le plus grand des sérieux que j’ai éprouvé le besoin de concevoir la façon dont je comptais mettre au monde et voir grandir cet humain miniature. Tous les deux issus de familles du Bas-Saint-Laurent, nous souhaitions pour notre enfant un mode de vie comparable à ce qui nous avait été offert d’expérimenter dans notre jeunesse. Non merci aux heures de pointe en pleine canicule sur la capitale monochrome. Non merci à ce rythme de vie chronophage où l’on tente encore d’acheter du temps. Non merci à ces gens qui font semblant de ne pas se voir sur les trottoirs de peur qu’un eye contact ne les force à trouver quelque chose à dire. Non merci au doux parfum de déchets frais rehaussé de smog qui embaume les rues. Non merci aux édifiants débats de voisinage sur l’heure parfaite pour tondre la pelouse chimique des banlieues bondées. Ça ne nous correspond pas. En revanche, nous avons dit oui à ces magnifiques paysages qui bordent le fleuve. Nous avons dit oui à l’espace et à l’air pur du territoire le plus multicolore du Québec. Oui à une cadence où les enfants ont le temps d’être des enfants. Oui à une vie en communauté où le voisin est une personne qui nous importe réellement. Oui à l’esprit d’entrepreneuriat riche et créatif de cette région où tout est possible. Oui à la présence de l’agriculture dans le quotidien de notre fille, afin qu’elle sache d’où vient sa nourriture, qu’elle cultive son identité en expérimentant le monde par les choses simples et réelles. C’est ce que l’on a désiré pour la prochaine génération. Avec autant de belles choses, comment ne pas tomber en amour avec le mode de vie de la région ? Nous entrevoyons le futur de la MRC comme un lieu naturel et ressourçant qui devient le refuge des jeunes familles en quête d’expérience de vie, en quête de vrai. Ne manque plus qu’une maison de naissance et Rivière-Du-Loup sera alors pour nous la plus belle ville qui soit.

 

juillet13

 

Ma ville du futur, thème du mois… Eh bien, je crois que j’ai trouvé la mienne, du moins à moyen terme. Depuis maintenant plus de trois mois, je sillonne la ville de Rivière-du-Loup avec mon fidèle compagnon à quatre pattes. Que ce soit sur le bord du fleuve, dans la forêt, dans le brouillard ou dans les hauteurs, nous ne cessons de nous y plaire ! Lors de ma première visite, c’est évidemment la vue des montagnes de Charlevoix qui m’a accrochée. Ajoutons à cela toute la variété culturelle, les sculptures parfois étranges et les sourires des gens que je croise sur la Lafontaine !

 

Je suis une voyageuse dans l’âme. Toutefois, l’an dernier, j’ai ressenti le besoin de me poser. Il est agréable de visiter de nouveaux endroits, mais être toujours dans la nouveauté demande beaucoup d’énergie. Cette fois, j’avais le gout d’investir mes efforts à me bâtir un réseau que je ne quitterais pas une fois rendue confortable. Cela me permettrait aussi de réaliser des projets personnels que je laissais en suspens! J’avais un faible pour Coaticook, mais ça ne bougeait pas sur le plan du travail. J’ai persévéré, mais en élargissant mes recherches au Québec dans son entièreté, Place aux jeunes en région est devenu mon meilleur allié. Il y a une chose dont j’étais certaine ; c’était que je voulais m’établir en région. Mes critères étaient un endroit pas trop loin de ma famille (car je déteste conduire), dynamique et ouvert à la diversité ! C’est alors que le poste saisonnier de responsable des jardins communautaires de la MRC de Rivière-du-Loup m’a été offert. J’ai rapidement dû me demander si je souhaitais m’installer à Rivière-du-Loup. Il faut croire que la réponse était oui, car j’y suis toujours ! Je suis une personne qui y va au feeling. Et malgré que de déménager seule dans un nouvel endroit a apporté son lot de difficultés, mon feeling est toujours bon ! Je n’envie plus Coaticook ; je retrouve dans la région tout ce que je recherchais ! D’ailleurs, j’ai réalisé à quel point le fleuve était important pour moi ; il est vrai que je l’ai côtoyé toute ma jeunesse, près du kilomètre 327 de l’autoroute 20 ! Au début juin, je me suis acheté une laveuse/sécheuse. Ce geste est symbolique pour moi, car il montre que je suis réellement installée. Je continue à faire fructifier mes efforts, surtout pour me bâtir un réseau. Comme je l’ai écrit plus haut, rencontrer de nouvelles personnes n’est pas toujours facile, mais quand on ajoute un sourire de plus dans sa journée, ça fait du bien ! Car bien beau vivre dans un château (ce n’est pas mon cas, mon vieil appartement des années 1960 fait l’affaire), c’est quand même les gens qui nous entourent qui nous font avancer ! Je suis quelqu’un qui vit pour les gens. Dotée d’un leadeurship humaniste, j’aime voir les personnes s’entraider. Je crois que chacun peut apporter à l’autre. Ma ville du futur, je l’imagine avec encore plus d’initiatives citoyennes et communautaires. Rivière-du-Loup est déjà le berceau de plusieurs belles initiatives, mais, à mes yeux, il y a toujours plus de place pour la vie communautaire. J’aimerais bien y voir une bibliothèque d’outils par exemple, plus de jardins communautaires (évidemment !) et des milieux intergénérationnels ouverts à la diversité sous toutes ses formes, où les gens oublient le « je, me, moi » et parlent au « nous » ! Comme le dit le proverbe africain : seul, on va vite, mais ensemble on va loin !

juillet14

 

 

 

 

À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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