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Mêmes questions, différentes visions, partie 2 : Parti Libéral

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entrevues et photos par Busque

J’ai rencontré chacun des candidats qui se présente dans la circonsciption de Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup et j’ai posé les mêmes questions à chacun. Quoique les entrevues aient été réalisées séparément, nous avons cru bon rassembler les réponses de chacun des candidats. Et pour l’amour de Dieu (pour faire un lien avec le thème du magazine), ALLEZ VOTER (ou pas 😀 ).

Marie-José Normand, candidate libérale

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Élections

Sachant qu’en 2008, le taux de participation aux élections fédérales n’était que de 61,1 %, quel sens donnez-vous à l’abstention et à partir de quel taux peut-on parler d’un problème démocratique?

Marie-Josée Normand : L’exercice démocratique est quand même là dans le sens où on a le choix. Par contre, c’est certain que s’il y a seulement une partie ou la moitié de la population qui vote, je trouve que l’exercice démocratique s’affaiblit avec le nombre de partis parce qu’on risque que le gagnant n’ait pas nécessairement beaucoup d’électeurs. À cet effet, je répondrais que c’est important qu’il y ait une réforme électorale ou qu’on revisite le système. Je sais qu’il y a eu plusieurs tentatives dans le passé et qu’elles ont échoué, mais il reste qu’il pourrait y avoir une réforme électorale parce que c’est important que chaque vote compte le plus possible. À visiter les solutions telles que le vote obligatoire, je ne dis pas nécessairement tout de suite de l’imposer, mais visiter ce que ça pourrait créer dans la population parce que c’est quand même un devoir de citoyen. Je pense qu’à la fréquence où on fait l’exercice, ça pourrait peut-être être étudié. Il y a aussi le proportionnel : un parti, un candidat. Dans les régions, je trouve que les gens ont souvent beaucoup de compromis à faire entre la tête et le candidat, ce qui peut être déchirant pour certains électeurs. Il y en a qui vont même parfois s’empêcher de voter pour ça. La revisiter, pour moi, ça serait quelque chose d’important, surtout à l’époque où on est. On est à une époque où les médias sociaux jouent une grande importance. Alors, on peut contrôler un petit peu plus l’électorat par des logiciels ou par du pointage, ce qui ne se faisait pas à l’époque d’une politique de terrain.

« Je trouve qu’il faut vraiment avoir un droit de réserve de quelques années quand on a été dans un parti. » – Marie-Josée Normand

Pourquoi, selon vous, est-ce que le taux de participation des jeunes est beaucoup plus bas?

Marie-Josée Normand : Parce qu’on n’en tient pas assez compte. Une des raisons pour laquelle je suis en politique, c’est parce que j’ai deux jeunes adultes maintenant : une fille de vingt-trois ans et un garçon de dix-huit ans. J’ai toujours été impliquée dans ma communauté. Ma façon de m’impliquer actuellement est celle-ci parce que je trouve que notre pays ne ressemble plus à mes valeurs. Les jeunes sont négligés. Je l’entends beaucoup et ça me heurte chaque fois. Il y a vraiment un fossé; il y a beaucoup de divisions entre les générations. Je pense que ça y est pour quelque chose. Les jeunes ne se reconnaissent pas et, pourtant, ils ont beaucoup d’aval dans les discussions familiales. Le Parti libéral du Canada en tient compte énormément. Il y a deux millions de nouveaux électeurs cette année aux urnes et c’est important de leur parler. Pour ma part, je fais un effort concret sur le terrain pour leur parler. Notre chef attire quand même l’attention des jeunes. Il est proche aussi du jeune électorat et c’est important. Je le fais pour tendre la main et pour que la relève soit vraiment là, qu’elle soit incluse dans les décisions dès maintenant. La politique, c’est les règles qui régissent notre vie au quotidien, alors c’est important qu’on garde la relève avec nous.

Quelle réforme du système politique votre parti et vous-même avez-vous à proposer (mode de scrutin, sénat, etc.)?

Marie-Josée Normand : Dans les engagements du Parti libéral du Canada, il y a plusieurs réformes dans lesquelles on s’est engagés suite à une élection du Parti libéral. Réforme électorale, réforme sénatoriale. On en a déjà parlé pour la réforme électorale, donc je ne me répéterai pas. Il faut revoir tout ça et faire une commission pour que chaque vote compte. L’objectif est que chaque vote compte le plus possible. Nous ne voulons pas rouvrir la constitution pour ce qui est du sénat, mais monsieur Trudeau a fait un geste quand même concret et courageux quand il a dissocié les sénateurs du coccus. Nous, ça nous suffit. On entre dans une idéologie. Je pense qu’on a d’autres priorités que de rouvrir le sénat pour l’instant.

Que pensez-vous du principe de la ligne de parti? Par exemple, si votre parti est pour une mesure et la majorité des électeurs de votre comté est contre, que feriez-vous?

Marie-Josée Normand : Personnellement, bien humblement, je dirais que c’est vraiment de représenter la région qui est important, de représenter l’électorat. Ça aussi, c’est une nouvelle façon de travailler. En tout cas, ce que je trouve vraiment important, c’est la concertation avec tous les paliers de gouvernement, mais aussi avec les communautés. Ça veut dire qu’il faut être capable de faire abstraction. Il y a des enjeux tellement sensibles qui peuvent rentrer en cours de route et c’est là que le travail de député en est un de compromis extrême. C’est certain qu’il y a une ligne de parti, mais si la majeure partie de la population veut aller dans une autre direction, il faut le prendre en ligne de compte parce que sinon, c’est l’inverse, on amène une voix dans la région au lieu d’amener la nôtre. Ça ne veut pas dire que tout est gagné d’avance, mais c’est important de tenir son bout, c’est important d’amener cette culture, qu’on amène notre voix. C’est comme un agent d’artiste. Il y a des artistes qui vont attendre que l’agent trouve l’emploi, mais en même temps, il faut travailler ensemble. Si l’artiste rencontre des filons qu’il veut exploiter, il faut qu’il le partage. Oui, je dirais que c’est vraiment important d’aller dans une direction pour tasser la partisanerie. À mon sens, c’est essentiel pour la démocratie aussi. Je ne dis pas qu’il y a des réponses simples. C’est complexe et ça se fait sur une période à moyen terme en ce sens que c’est de changer aussi une culture ambiante depuis longtemps.

 

Pour bien représenter votre comté, comment prenez-vous le pouls des enjeux importants de la population?

Marie-Josée Normand : De cette façon-là. J’ai rencontré beaucoup de leaders dans différents domaines, sur les différents dossiers, je n’ai pas fini encore. Tout ce qui a trait aux pôles technologiques, voir les projets émergents qui s’en viennent. Tout ce qui concerne l’énergie, le pipeline. J’ai assisté tant au pour qu’au contre, c’est très divisé. C’est d’être sensible aux arguments de chacun. Il y a tellement de devoirs qui n’ont pas été faits. Moi, c’est ma façon de travailler. C’est d’aller vers les gens et de les concerter. Souvent, ces personnes en représentent beaucoup d’autres. Il faut qu’on puisse avoir un échange sur un fond humain et en écoute aussi, sans présomption.

Quels sont les valeurs et les enjeux importants de votre comté?

Marie-Josée Normand : C’est sûr que dans les enjeux, il y a le pipeline, il y a le fameux port de Cacouna, il y a aussi beaucoup l’économie. Moi, l’économie, je dirais qu’elle a plusieurs volets. Il y a le volet familial, le volet classe moyenne. Pour nous, c’est important de réinjecter de façon substantielle dans les familles qui sont depuis trop longtemps le moteur de l’économie et qui n’ont plus de souffle. Ensuite, il y a l’autre volet, le volet infrastructures, tout ce qui concerne les pôles technologiques et l’appui aux technologies émergentes qui vont nous permettre de faire la transition entre notre dépendance au pétrole et la nouvelle ère qu’on a à traverser. Il y a aussi d’aider les entreprises, surtout dans la formation en milieu de travail, la relève. Il y a un fossé et il n’y a pas de mécanisme pour aider les employeurs et les employés à faire le pont entre les générations. C’est important d’appuyer les entrepreneurs et aussi les employés là-dedans. Il y a aussi tout le volet de l’agriculture. C’est important de protéger nos agriculteurs. Les fermes familiales sont notre patrimoine rural. Pour moi, dans la circonscription, c’est un enjeu majeur. Je veux défendre tout ce qui est agroalimentaire, même si ça relève plutôt du provincial. Comment veut-on manger? Il y a aussi de nouvelles technologies de nourriture. Dans les pôles, il y a de nouvelles façons comme l’agriculture en milieu fermé. Il faut vraiment que tout ce monde travaille ensemble parce que c’est important qu’on reste maître de notre agriculture. Si on devient dépendant, on ne pourra plus se protéger contre différentes tragédies qui peuvent advenir. Un peuple qui a faim peut aussi devenir une crise très importante. Il ne faut pas juste voir en trois ou quatre ans. À mon avis, il faut faire l’exercice de voir sur vingt ans et pour ça, il faut tasser la partisanerie.

Démocratie

Que pensez-vous du droit de manifester?

Marie-Josée Normand : C’est un droit tout à fait plausible et légitime. Il reste que, c’est un peu comme tout, quand il y en a trop, ça peut se perdre un peu dans une cacophonie, mais ça va avec le droit d’expression. Quelqu’un peut avoir envie de manifester pour quelque raison que ce soit dans un cadre respectueux. Je crois qu’il faut qu’il y ait un minimum de respect et que ce soit fait en bonne volonté. Dans ce cas, je n’ai rien contre.

Pensez-vous que le projet de loi C-51 peut contrevenir au droit de manifester de la charte des droits et libertés (chapitre 1)?

Marie-Josée Normand : Pas avec la position que nous avons au Parti libéral. En acceptant la loi C-51, mais avec les amendements qu’on veut faire, c’est justement afin de ne pas berner la charte des droits et libertés, ne pas berner le citoyen non plus dans son droit d’expression. En plus, c’est qu’on ne soit pas manipulés ni regardés de partout. C’est ce type d’amendement là, tout en reconnaissant qu’il y a peut-être de se protéger au niveau de nos frontières, sans bombarder, mais de faire acte de vigilance et de rigueur et d’utiliser tous les talents potentiels qu’on a au service de renseignements et à la police nationale aussi. Oui, il y a un beau mi-chemin entre les deux. Donc, dans notre position, il n’y a aucune crainte de berner les droits et libertés. Monsieur Trudeau est très attaché aux droits et libertés individuels.

Il y a eu durant les dernières années beaucoup de situations de « portes tournantes ». Par exemple, l’ex-ministre Jim Prentice, ancien ministre de l’Environnement, rendu chez CIB C; l’ex-ministre Michael Fortier rendu à la Banque Royale; l’ex-ministre Chuck Strahl qui devient président du comité de surveillance du SCRS et lobbyiste pour le pipeline Northern Gateway; l’ex-ministre John Baird qui devient administrateur au Canadien Pacifique. Que pensez-vous des « portes tournantes » entre le privé et le public? Comment percevez-vous ce genre de situation?

Marie-Josée Normand : C’est certains qu’il y a la loi des lobbyistes qui n’est pas toujours suivie. Je pense qu’on doit vraiment faire encore plus attention à ça. Je ne sais pas si c’est une culture aussi. Je trouve qu’il faut vraiment avoir un droit de réserve de quelques années quand on a été dans un parti. Je pense que ce sont des choses — et ça, je le dis personnellement, je n’ai pas la ligne de parti — qui ne devraient pas exister dans la façon où ça l’est actuellement. Ce n’est pas assez supervisé. Il y a des apparences de conflit d’intérêts et ça ne doit pas être. Il faut vraiment être presque plus blanc que blanc pour dissocier au moins pendant une bonne période de temps ou allonger cette période. J’abonde absolument dans ce sens. C’est mon humble opinion.

Nous avons vu au Québec avec la commission Charbonneau le phénomène de retour d’ascenseur entre des entreprises, des contrats et des partis politiques et leur financement. Au Québec, on a baissé la contribution individuelle à un parti de 1000 $ à 100 $ par personne. Que propose votre parti à ce sujet, sachant qu’au fédéral, la contribution maximum par personne est très élevée (1500 $) et que le financement est exclusivement privé?

Marie-Josée Normand : Il y a deux volets. Je pense que c’est une bonne chose aussi parce qu’on se trouve à faire beaucoup plus de financement populaire. Avant, c’était avec les entreprises. Alors encore là, il y avait des retours d’ascenseur. Je n’ai pas connu ça, parce qu’en politique, je suis nouvelle et les gens ont encore ça en arrière pensée, mais ce n’est pas comme ça qu’on l’exerce en ce moment. Le financement est quelque chose qui doit être constant et qui doit être populaire parce que les gens savent comment on vit dans sa communauté. Les gens donnent moins. Puis tout le financement qui est strictement personnel, c’est Harper aussi qui avait amené cette façon. Ça l’avantageait beaucoup parce que les autres partis comme nous, l’Association libérale fédérale de Montmagny – L’Islet – Kamouraska – Rivière-du-Loup, l’année passée, nous partions de loin, nous partions presque avec une dette! Le financement, il faut que tout le monde y mette l’épaule à la roue. Au début, c’était de m’implanter, de me faire connaître. Là, ça va mieux, mais c’est vraiment une fois que le candidat s’est implanté dans sa communauté. Pour nous, c’est un financement populaire. 1500 $, c’est un maximum, mais c’est bien rare. Je n’ai vu personne qui donne ce montant. Pourquoi pas? Si quelqu’un peut le donner, il a un crédit d’impôt de 750 $. En général, c’est plus des 100 $, des 400 $, des campagnes de financement, 20 $, c’est bon! Chaque dollar est bon. Je pense que, plus il y a de monde qui collabore, mieux c’est. C’est sûr que, si on a de petits montants, on est obligé d’aller voir plus de gens et de les sensibiliser plus à sa cause. Je pense qu’à long terme, c’est encore mieux. C’est plus payant d’avoir 10 donneurs à 100 $ qu’un seul à 1000$! . On focalise beaucoup plus sur les petits montants pour justement toucher plus de monde, amener une plus grande démocratie là-dedans et on n’est plus dans la culture d’entreprise. Je vivrais très bien avec un maximum de 100 $, mais c’est juste que ça serait différent. Dans notre cas, pas vraiment, mais peut-être que ça serait plus équitable, effectivement.

« Je pense qu’on doit se faire un devoir encore là au niveau des générations qui nous suivent d’avoir des objectifs vraiment clairs pour diminuer les gaz à effet de serre et les émissions de carbone. » – Marie-Josée Normand

Environnement

Pour terminer, parlons d’environnement. Comment décrivez-vous le phénomène des changements climatiques?

Marie-Josée Normand : Les changements climatiques sont dus au fait de la surconsommation et de la surutilisation. Je pense qu’on doit se faire un devoir auprès des générations qui nous suivent d’avoir des objectifs vraiment clairs pour diminuer les gaz à effet de serre et les émissions de carbone. Le courage et la volonté n’ont pas été là dans les dernières années. Au Parti libéral, on veut vraiment amener des objectifs clairs, travailler avec les provinces parce qu’on a beaucoup de rattrapage à faire. Je suis d’avis aussi que le Canada devrait être un chef de file dans ce domaine. On devrait plus prendre l’exemple des pays nordiques et avoir des objectifs qui fassent qu’on est des leaders. On a toutes les technologies. Juste ici dans le comté, c’est fou le talent potentiel qu’on a pour se rattraper, mais il y a des ressources qui manquent, il y a de l’argent qui manque. Alors, je pense que ça prend des objectifs clairs. Ça prend aussi toujours d’injecter de l’argent à la base dans l’éducation pour que chacun comprenne que sa part est importante et non pas qu’on se dise que juste soi-même, ça ne change rien. Non, c’est le contraire. C’est que chaque individu peut faire une différence. En région, on jongle aussi avec les distances. Donc, on doit faire — et je pense que la population est prête à l’entendre — un compromis parce que, comme on utilise encore le pétrole, on peut faire des efforts supplémentaires ailleurs. Ce sont des zones à visiter pour vraiment faire en sorte que les changements climatiques ralentissent et qu’on devienne des chefs de file. Selon moi, on a vraiment toutes les mesures, le talent, mais ça prend de la volonté politique pour y arriver.

Quant aux consensus scientifiques qui nous informent que nous devons laisser le tiers des ressources d’hydrocarbure dans le sol, que comptez-vous faire, votre parti et vous, pour sortir l’économie canadienne du pétrole?

Marie-Josée Normand : C’est une très bonne question. J’avais même répondu à une dame qui s’était adressée à tous les candidats dans Le Placoteux par rapport au pipeline de TransCanada. La façon dont je le vois, c’est qu’il faut se détacher de la dépendance au pétrole, un peu comme je le disais précédemment. Il faut mettre en place des technologies et des ressources naturelles nouvelles desquelles on va pouvoir tirer une économie et du savoir, mais aussi de l’exportation et du commerce. Encore là, on a les moyens de le faire. Donc, cette dépendance au pétrole, il faut s’en détacher d’ici les 25 prochaines années parce que, n’importe quel économiste va le dire, ce n’est pas l’énergie de l’avenir, mais on en a besoin encore un peu. Alors, c’est de balancer l’autre côté et de développer les nouvelles ressources. C’est ce que je m’engage à faire, de les faire émerger, et c’est dit dans nos engagements aussi au Parti libéral. Toutes les technologies vertes qui vont permettre de régler le plus rapidement possible les problèmes environnementaux majeurs, on va mettre un accent dessus pour que le contrepoids se fasse le plus rapidement possible. Je ne pense pas qu’on puisse nécessairement trancher dans la dépendance. Toute dépendance prend une période de sevrage. Alors, c’est comme ça que je l’expliquerais. Une période de transition avec une vision à moyen terme de développer de nouvelles technologies qui vont nous permettre de faire de l’argent puis de développer une économie verte.

La croissance économique est un incontournable dans le programme d’un gouvernement. Comment, dans le futur, accorderez-vous la croissance avec le principe que nos ressources sur Terre sont non renouvelables et limitées?

Marie-Josée Normand : C’est que « rien ne se perd, rien ne se crée ». Il faut avoir la vigilance, la vision de se renouveler constamment, c’est-àdire que c’est vrai que tout est épuisable et, en même temps, tout est réutilisable. Alors, c’est à la fois l’effort et l’exercice intellectuel, l’exercice de volonté, l’exercice de société de dire comment on peut utiliser une ressource et en même temps ne pas la gaspiller, comme l’eau. En même temps, il y a plusieurs choses à revoir par rapport à l’eau. On le voit avec la Californie qui est en perte de vitesse. Elle n’a plus d’eau. Nous ne sommes pas à l’abri de cela non plus. Alors, comment l’utiliser? C’est la même chose avec le pétrole, les mines. Je pense qu’il faut avoir une vision à long terme. Il faut savoir ce qu’on veut léguer, pas juste vivre pour soi maintenant et s’en moquer parce qu’on ne sera pas là dans cinquante ans. C’est de revenir à une circulation saine d’un cycle naturel qui se fait. Il y a une surconsommation et je pense qu’il y a aussi une absence de connexion avec le futur. Tout est criant, on le dit, les environnementalistes le disent, mais pas juste les environnementalistes. On le voit avec tout ce qui arrive, les tragédies, les changements climatiques. Ça crée des remous partout sur la planète. Il faut vraiment être consciencieux et travailler avec les autres pays pour voir de quelle façon ils agissent et trouver les meilleures solutions dans tout, les clés. C’est comme si on était rendus dans une période où il fallait vraiment agir. On est tellement à la dernière minute qu’il faut trouver les bonnes clés et se parler. À un problème complexe, il n’y a pas de solution simple. C’est comme ça que je l’expliquerais.

 

À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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