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Masculinisme : une forme de violence trop peu dénoncée ! – la Rumeur du Loup
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Masculinisme : une forme de violence trop peu dénoncée !

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par Améli Beaulieu, illustration CPDP

 

Depuis plusieurs années déjà, les besoins des hommes en matière de services, de même que les revendications masculines, ont une belle vitrine médiatique et politique. Malheureusement, certains groupes masculinistes font ombrage aux démarches de bien des groupes d’hommes qui revendiquent, tout comme les féministes, une société évoluant à partir de valeurs et principes égalitaires. Pour les masculinistes, le fait que les hommes vivent une crise identitaire et qu’ils ont moins de ressources et de services que les femmes a une seule et unique cause : les femmes et plus particulièrement les féministes.

 

Le mouvement masculiniste, qui a pris racine dans les années 1980, entretient l’idée que si les hommes souffrent, qu’ils ont perdu leurs repères et qu’ils sont démunis, c’est à cause des femmes qui prennent trop de place dans la société actuelle. Les masculinistes ont été très présents dans les médias avec les débats sur le divorce, les pensions alimentaires et la garde des enfants. L’expression la plus violente d’un acte masculiniste que nous avons vécu au Québec est sans aucun doute la tuerie de l’école Polytechnique le 6 décembre 1989 où Marc Lépine a abattu 14 femmes pour la simple raison qu’elles étaient des femmes. Qu’en est-il aujourd’hui ? Toujours présent, ce mouvement se manifeste de différentes façons. Principalement, ce qui s’observe est le travail acharné des masculinistes à tenter par tous les moyens possibles de déconstruire et discréditer le mouvement féministe et ses luttes. Aussi, depuis quelques années, les femmes militantes féministes sont victimes de la violence exercée par des branches plus radicales du mouvement masculiniste. Cette violence se présente sous la forme d’intimidation physique et verbale et va même, dans certains cas, jusqu’à des menaces de mort. Paradoxalement, ces mêmes individus nient l’existence du problème social qu’est la violence faite aux femmes.

 

« Réfléchir à la masculinité implique donc, et cela s’avère crucial, de réfléchir du même coup à la féminité. »

 

La violence exercée par certains masculinistes ne s’arrête pas seulement aux féministes, mais s’extrapole aussi aux hommes qui s’associent aux valeurs féministes, autrement dit, aux valeurs égalitaires. Un exemple bien concret de cette violence : Patrick Jean, un réalisateur français, a infiltré les mouvements masculinistes au Québec et en France. De cette expérience il a réalisé le documentaire La Domination masculine, qui dénonce le discours et les actions de ce mouvement. Monsieur Jean devait venir au Québec afin de présenter son documentaire. Il ne s’est toutefois pas présenté, car il a reçu plusieurs menaces (dont des menaces de mort) de la part des hommes du mouvement masculiniste. Pour le mouvement masculiniste, un homme qui croit aux valeurs féministes et qui appuie le mouvement féministe n’est pas un vrai homme… De plus, certains dévoilent même haut et fort que Marc Lépine est
un héros… La violence exercée par une minorité d’hommes désaxés est intolérable et trop peu dénoncée parce que méconnue. On les entend sur la question de la garde des enfants, mais qu’en est-il des campagnes d’intimidation qu’ils exercent à l’égard des militantes des groupes de femmes ? Heureusement, dans notre région, la situation est différente et beaucoup plus positive que dans les grands centres urbains du Québec. La collaboration et l’entente entre les groupes d’hommes et les groupes de femmes sont enrichissantes de part et d’autre ; le dialogue est présent et l’expertise se partage. Aussi, il faut dire que le rôle des médias dans le traitement des nouvelles qui concernent la condition féminine est respectueux des enjeux plutôt que d’être à la solde du sensationnalisme que fournit le mouvement masculiniste.

 

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