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Manon Thériault : Le coeur et l’âme du Festival-concours de musique – la Rumeur du Loup
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Manon Thériault : Le coeur et l’âme du Festival-concours de musique

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par Gilles LeBel

 

Lorsqu’on parle de concours de musique à Rivière-du-Loup, un seul nom nous vient en tête, soit celui de Manon Thériault. Impliquée pendant de nombreuses années au sein de la grande famille du Concours de musique du Canada, elle a mis sur pied cet évènement musical qui ne cesse de prendre de l’ampleur : le Festival-concours de musique de Rivière-du-Loup et de la région du Bas-Saint-Laurent. La Rumeur du Loup a rencontré pour vous madame Thériault, qui a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.

 

 

La Rumeur du Loup : Pourquoi avoir abandonné le Concours de musique du Canada pour lancer celui de Rivière-du-Loup et du Bas-Saint-Laurent ?

Manon Thériault : Le Concours de musique du Canada perdait de leur popularité dans notre section (LKRT), puisqu’il s’adressait à l’élite seulement. À la fin, nous n’avions que deux ou trois participants et la section devait payer au bureau mère les coûts d’inscription pour un minimum de 10 candidats. Comme je ne voulais pas laisser tomber les jeunes, tant ceux de l’élite que ceux de la base, j’ai alors décidé de commencer un concours pour ainsi assurer une relève.

 

R.L. : Comment avez-vous imaginé ce festival ?

M.T. : Après une rencontre régionale en 2004 avec d’autres professeurs de musique, il a été convenu de lancer un nouvel évènement pour évaluer nos jeunes musiciens. Je me suis alors rendue à Sherbrooke rencontrer Madeleine Tremblay qui présentait depuis 17 ans en Estrie un concours du genre de celui que je rêvais d’organiser. Cette dernière m’a fait cadeau de toute la paperasse qui lui a permis de démarrer son festival-concours. C’est en m’inspirant de ce qui avait été fait à Sherbrooke que j’ai couché sur papier mon plan organisationnel pour les 10 premières années.

 

R.L. : Parlez-nous de la première édition.

M.T. : Le Festival-concours de musique de Rivière-du-Loup et de la région du Bas-Saint- Laurent a démarré la même année. Il a été incorporé en 2006. Un conseil d’administration comprenant alors Réal Chouinard, Marie- Paule Joncas et Carmen Larouche a décidé d’embarquer dans ce très beau bateau musical qui en est en 2016 à sa 10e saison de navigation. On a fait des tournées de promotion dans toutes les écoles de musique, nous avons bâti les règlements, préparé des grilles horaires et sollicité des partenaires financiers pour mettre en marche notre festival. Les résultats ont porté fruit puisque la toute première édition du Festival-concours de musique a attiré 59 participants à la Maison de la Culture.

 

R.L. : Et qu’en est-il aujourd’hui du festival ?

M.T. : Le Festival-concours de musique est devenu très gros au fil des ans. À titre d’exemple, on devrait recevoir au-delà de 440 jeunes cette année. C’est pourquoi après sa 7e année d’existence, on a cru bon faire le point sur ce qui avait été fait et sur ce vers quoi on s’en allait. C’est à ce moment qu’il a fallu embaucher une ressource à mi-temps (mais qui fait du temps complet) pour mener à bien l’avenir de notre festival qui est présenté avec un budget engagé de 45 000 $ annuellement, montant incluant les bourses remises aux plus méritants. Au fil des ans, le nombre de bénévoles a quintuplé et les jeunes ont mis la main sur 53 000 $ en bourses et séjours au Camp musical de Saint-Alexandre. Nos administrateurs amassent cet argent en organisant des activités de financement, en sollicitant plusieurs généreux donateurs, dont la MRC de Rivière-du-Loup, notre partenaire majeur.

 

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R.L. : Quels sont les instruments de musique qu’on trouvera en compétition pour le 10e anniversaire ?

M.T. : Des trois instruments de musique qui étaient acceptés au début en 2006, soit le piano, la guitare et le violon, se sont ajoutés au fil des ans le violoncelle, le clavecin, la flûte, la musique de chambre, la clarinette, le saxophone, l’orgue classique, le chant, la classe festival pour les débutants, les harmonies scolaires primaires et secondaires, de même que les percussions à clavier.

 

R.L. : Parlez-nous maintenant des nouveautés pour 2016.

M.T. : Pour souligner le 10e anniversaire, nous offrons un CD regroupant tous les lauréats depuis 2007, que ce soit en piano, guitare ou en chant. Ce CD a été enregistré les 5, 6 et 7 mars derniers au Camp musical. Intitulé 10 ans d’Escales musicales, ce CD souvenir a été réalisé grâce à la complicité de M. Denis Marquis de Rivière-du-Loup Honda, un partenaire promusique pour le festival. Nous recevrons également M. Didier Descamp, un juge international en provenance de Paris. Ce grand trompettiste, chef de musique de l’armée-marine, jugera d’abord les harmonies, les instruments à vent et le piano par la suite. Comme autre nouveauté, la présidence d’honneur du 10e anniversaire sera assumée par Mme. Janie Caron, pianiste professionnelle originaire de Rivière-du-Loup. Enfin, le concert-gala du dimanche après-midi sera présenté au Centre culturel le dimanche 8 mai, soit une semaine après la fin du Festival-concours de musique, qui lui, se tiendra cette année du 25 avril au 1er mai 2016, sur les plateaux de la Maison de la culture, au Camp musical de Saint-Alexandre, à l’École de musique Alain-Caron (pour les pratiques) et au Centre culturel de Rivière-du-Loup.

 

R.L. : Le Festival peut-il cibler de nouvelles clientèles ?

M.T. : Nous aimerions bien ouvrir le festival à la musique populaire, une sorte de valeur ajoutée à la musique classique, la raison d’être du Festival-concours de musique de Rivière-du-Loup et du Bas-Saint-Laurent. Un intérêt grandissant se fait également sentir pour les adultes et les gens du 3e âge, mais dans un volet hors-concours. Le festival accueille d’ailleurs cette année un ensemble vocal formé de retraités de La Pocatière. Même chose du côté de Rimouski, où des adultes attendent d’être invités à notre Festival-concours pour y être jugés par des professionnels de la musique.

 

R.L. : Manon Thériault, merci beaucoup.

 

 

À propos Marie-Amélie Dubé

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