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M.Martineau, Parlons de ces femmes- là – la Rumeur du Loup
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M.Martineau, Parlons de ces femmes- là

par Lilium, www.liliumination.wordpress.com

Monsieur Martineau,
Dans une de vos récentes chroniques, vous demandiez aux femmes pourquoi elles étaient aussi nombreuses à se jeter dans les bras des mauvais hommes; comment ça se fait que dans une société féministe comme le Québec, il arrive encore que des femmes qui sont belles, intelligentes et talentueuses n’aient pas confiance en elles, tandis que les hommes, qui n’ont pas toujours ces qualités, y parviennent.

 

Sincèrement, je me suis longtemps posé la même question, avec à peu près le même découragement frustré. Je me suis longtemps détachée de ce lot de femmes qui prenaient le parti d’être faibles et jetaient la honte sur mon sexe. Et cette question, c’est celle qui m’est revenue en tête, durant ma thérapie, quand j’ai voulu comprendre ce qui m’avait amenée à devenir une autre victime de violence conjugale. Comment moi, belle et brillante jeune femme de bonne famille, éduquée, cultivée, sure d’elle, et se disant féministe par-dessus le marché, comment j’avais pu, peu à peu, abdiquer ma souveraineté à un homme violent. Aussi, je me propose de partager avec vous le résultat de ces réflexions. D’abord, si, dans votre tête, les femmes sont totalement aveuglées par les trous de cul et les voient comme des princes charmants, vous vous trompez. En vérité, nous avons appris à voir les trous de cul comme des princes charmants et à ne pas écouter notre jugement, notre inconscient, notre instinct, cette petite voix dans notre tête qui, justement, nous hurle de prendre nos jambes à notre cou. Votre chronique est un bon exemple de toutes celles où des hommes, et même des femmes, veulent raisonner et sauver les femmes de leur pire ennemi : elles-mêmes. Nous avons appris, à force d’y être exposées, à ne pas nous faire confiance. À ne pas avoir confiance en notre jugement qui, de toute façon, est influencé par notre émotivité féminine instable (que l’homme a jugé important de qualifier un jour d’hystérie).
Les femmes se forcent ainsi à tolérer leur inconfort, leur malaise, leur tristesse, leur déception, leur désespoir, parce que vous avez réussi à nous convaincre que nous en étions les seules responsables. Et quand je dis « vous », oui, historiquement, il s’agit des hommes. Aujourd’hui, il s’agit aussi souvent de femmes. La vôtre, par exemple, aime bien donner des leçons aux autres femmes sur la bonne façon d’être une femme. Mais, en plus de ces leçons apprises sur la façon d’être une femme exemplaire, on a beaucoup insisté sur la façon d’être une conjointe exemplaire. Et là, je ne veux pas parler des manuels scolaires qui enseignaient à ma mère comment accueillir son mari le soir et qui a provoqué l’ire de Lise Payette, mais de ce que moi, on m’a appris : que le bad boy n’en est pas vraiment un et que c’est l’amour d’une honnête femme, de même que sa compassion et sa patience, qui va lui permettre de s’ouvrir et de devenir l’homme le plus gentil et le plus aimant qui soit. Dans notre culture populaire, à travers les séries télévisuelles et les films, les romans, tout ce qu’on se raconte pour s’expliquer comme humain, un homme méchant n’est jamais vraiment méchant s’il est amoureux. Parce qu’un vrai méchant n’est pas capable d’être amoureux. Le vrai méchant n’a pas de sentiments ni de scrupules, il utilise les autres, est incapable d’une quelconque générosité ou acte charitable et ne démord jamais de son âpreté. Bref, il est tout noir. Pas de zone grise.

 

 

« D’accord, il me le disait en criant, ce que je trouvais inacceptable, mais ce qu’il me disait, au final, n’avait rien de bien différent du discours que j’entends chaque jour depuis que je sais parler. »

Ainsi, celui qui est capable de bien et de mal n’est pas méchant : ce n’est qu’un pauvre homme qui a été durement malmené et qui a besoin d’être apprivoisé, qui se cache derrière une carapace de froideur et de colère, mais qui, parfois, laisse passer des morceaux de douceur, indices de tout le bon qui se cache derrière. Bref, c’est un blanc sali, qui retrouvera son éclat quand il aura été transformé par l’amour d’une femme. Sauf que dans la vraie vie, avoir des qualités ne veut…. Pour lire la suite

À propos Marie-Amélie Dubé

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