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L’histoire du vieux panais oublié – la Rumeur du Loup
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aout36

L’histoire du vieux panais oublié

jeannetrachy

par Jeanne Trachy

C’est jeudi, il est 17 h, Sophie déambule dans les allées du supermarché avec son panier et ses deux petites filles. Oh, les cornichons sont en rabais. Hop ! Deux pots dans le panier, ensuite ce sont les fraises qui semblent vouloir sauter dans le panier. Barres tendres, pitas, olives, fromage, crème glacée, c’est l’abondance ! Bientôt, un deuxième panier sera nécessaire. Et un petit poulet rôti pour le souper.

 

Sophie passe à la caisse et se rend à la maison avec ses filles. Les denrées sont aussitôt rangées dans le garde-manger ou dans le réfrigérateur. Une fois les filles couchées, Sophie entreprend de nettoyer le frigo. C’est six clémentines, huit carottes, deux restants de brocoli, un demi-poivron et un sac de panais qui se retrouvent à la poubelle. Sophie se met alors à se questionner… Pourquoi a-t-elle des panais dans son frigo, elle qui n’en mange même pas ? Ah oui, ils étaient en rabais la semaine dernière. Son copain la rejoint et il est abasourdi par tout ce qu’elle vient de jeter. Il lui demande :
– « Es-tu consciente de tout ce que tu viens de gaspiller ?
– Oui, mais ce ne sont que quelques bouts de légumes.
– Oui, mais si tu fais ça toute l’année, ça donne une énorme quantité. En fait, selon les statistiques, les pertes monétaires associées au gaspillage à la maison s’élèvent à plus de 400 $ par personne, soit plus de 1600 $ pour une famille de quatre(Ménard, 2016). Imagine ce que tu pourrais faire avec tout cet argent ! De plus, il y a beaucoup d’énergie pour obtenir une tomate, si l’on prend en compte le trajet de la graine à l’assiette. Les couts associés au gaspillage alimentaire peuvent être représentés par un iceberg.
– Hum, en fait, je n’avais jamais considéré tout ça. »

 

aout35
L’histoire du jambon
Un soir, Sophie prépare le repas. Elle a acheté un beau morceau de jambon. Pour le préparer, elle coupe les deux extrémités et les jette. Sa fille lui demande :
– « Maman, pourquoi tu jettes les deux bouts du jambon ?

– Hum, parce que c’est comme ça que ma mère faisait.
– Et pourquoi mamie faisait ça ?
– Car sa mère lui avait montré ainsi.
– D’accord, et pourquoi mon arrière-grand-mère faisait ça ?
– Hum, je ne sais pas, ma belle. »

En fait, elle coupait les deux extrémités, car son plat était trop petit. Voilà trois générations qui font quelque chose sans trop savoir pourquoi. Cette petite histoire est pour illustrer que parfois, on fait des gestes sans se questionner, parce que quelqu’un nous l’a appris ainsi. Or, dans ce cas-ci, les deux extrémités du jambon étaient parfaitement bonnes pour la consommation. C’est la même chose avec les pieds de brocoli, lesquels se retrouvent souvent au compost, alors qu’il suffit de les peler et on se retrouve avec un légume excellent ! Pourquoi jetons-nous les feuilles de betterave, mais achetons-nous de la bette à carde, laquelle est littéralement la cousine de la betterave ? Pourquoi mangeonsnous le persil, mais que nous jetons les fanes de carotte et les feuilles de cèleri ? D’ailleurs, les fanes de carottes peuvent faire d’excellentes galettes et s’utilisent bien dans la soupe ! Bref, cet article visait à vous conscientiser sur le gaspillage alimentaire avec une touche humoristique. Il va de soi que le sujet pourrait être beaucoup plus développé. Au plaisir d’en discuter avec vous si l’on se croise ! D’ici là, essayez d’adopter une consommation responsable et mangez vos « touskis » !

 

aout3629

 

Des recettes qui permettent de manger les restes

• Préparer une omelette avec les restants de légumes et de protéines
• Faire des smoothies
• Transformer les fruits abimés en compote ou les ajouter dans un gâteau par exemple
• Réaliser des desserts avec des purées de légumes
• Cuisiner des potages

 

Des sites d’idées pour réduire le gaspillage alimentaire à la maison

• www.sauvetabouffe.org
• tuvaspasjeterca.com
• sommetalimqc.gouv.qc.ca

 

De son côté, l’industrie est responsable de 53% du gaspillage alimentaire

Transformation : 20 %
Vente au détail : 10 %
Agriculture : 10 %
Restauration et hôtellerie : 9 %
Transport et entreposage : 4 %
(gouvernement du Québec, 2016)

 

Valeurs annuelles estimées du gaspillage alimentaire au Canada (Ménard, 2016)

• Valeur totale des aliments gaspillés : 31 milliards $
• Valeur des pertes économiques totales relatives au gaspillage alimentaire (de la ferme à l’assiette) : plus de 100 milliards $
• Valeur du gaspillage à la maison : 14,6 milliards $

 

Des trucs pour réduire le gaspillage à la maison

• Faire l’épicerie après avoir mangé, cela limite les achats impulsifs
• Noter sur une liste les aliments dont on a besoin
• S’en tenir à cette liste lorsqu’on fait des courses
• Faire régulièrement un inventaire de ses denrées, idéalement, juste avant de faire les courses
• Mettre les aliments qui requièrent d’être cuisinés rapidement à l’avant du frigo
• Adopter les soirées « touskis » (tout ce qui reste dans le frigo) pour manger les restes
• Transformer les aliments qui vont se périmer rapidement
• Acheter en petite quantité
• Ne pas succomber aux rabais qui poussent à acheter plus que nos besoins
• Planifier ses repas
• Fiez-vous à vos sens ! Les dates d’expiration sont en fait des gages de fraicheur. Un aliment meilleur avant telle date ne veut pas dire toxique après cette date (sauf pour la viande fraiche, les fruits de mer et le poisson frais pour lesquels il est préférable de respecter la date à cause de la prolifération de bactéries possible)
• Apprendre à substituer les ingrédients dans les recettes. Par exemple, la sauce tamari peut très bien remplacer la sauce soya, inutile d’avoir les deux

 

Brownies au chocolat et au panais oublié

Ingrédients
• 2 onces de chocolat non sucré
• 2 oeufs
• ¾ cuillère à table d’huile
• 1½ tasse de sucre
• 1 ½ tasse de farine
• ¾ cuillère à thé de bicarbonate de soude
• ¾ cuillère à thé de poudre à pâte
• ½ cuillère à thé de sel
• ½ tasse de noix coupées
• 1½ tasse de panais râpé (peut être remplacé
par des carottes ou des zucchinis)
Instructions
Tapisser un moule 9X13 de papier parchemin. Faire fondre le chocolat et le laisser refroidir. Dans un bol, battre les oeufs et l’huile avec un batteur électrique jusqu’à ce que le mélange soit léger. Ajouter le sucre et mélanger pour bien l’incorporer. Enfin, ajouter le chocolat fondu. Incorporer les ingrédients secs et ajouter les panais râpés. Ajouter les noix. Verser dans le moule et cuire de 20 à 25 minutes à 350 °F.

À propos Marie-Amélie Dubé

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