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Les maudits enverdeurs bloqueux de projets économiques

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Par Busque

Pour donner suite à mon dernier éditorial, être un environnementaliste, c’est pas très cool , par les temps qui courent.

On est des chialeux, des enverdeurs, des bloqueux de projets (surtout ceux reliés aux énergies et aux ressources naturelles), des rêveurs, des B.S. qui ont juste cela à faire au lieu de travailler et de nourrir sa famille. Finalement, nous nuisons à la société par notre extrémisme et notre dévouement presque sectaire à sauver la pauvre petite planète que les méchantes pétrolières veulent détruire. Ouin, ça manque de hip notre affaire.

Le monde dans lequel nous vivons

On vit dans un monde bien spécial. Dans certains pays (beaucoup, en fait), on exploite les travailleurs pour des pinottes dans les mines, dans les usines de textile, dans les plantations.
Ça travaille fort sur la petite bleue. Nous ne nous en rendons pas compte dans notre petite province, mais la vie doit être longue en maudine pour certains qui font le même job 7 jours sur 7 toute leur vie pour se payer de quoi manger et un endroit pour dormir. Pas de luxe pour être malade, surtout pas! Et tout ça pour faire tourner la roue. Par la force des choses, les grands investisseurs s’enrichissent en exploitant les ressources naturelles et humaines, et ça déverse le surplus brun foncé dans les lacs et rivières. Il n’y a pas de normes environnementales et les droits de la personne, qui sont au plus bas possible, ne sont pas toujours respectés. La mentalité capitaliste en profite et pas à peu près. Les multinationales ne cherchent pas à être moralement responsables, elles cherchent le profit pour les actionnaires et la croissance annuelle. Dans les pays sous-développés (ou mal développés), c’est comme ça que fonctionne le libre marché de la mondialisation. Qui peut me contredire là-dessus?

Quel est le lien avec les environnementalistes?

Préserver l’environnement nuit à l’économie. Avec les règles établies du capitalisme, ce sont les classes pauvre et moyenne qui subissent. Ce n’est pas pour rien qu’en période de crise (comme celle de 2008), les riches (je ne parle pas des gens qui gagnent 100 000 $ ou même 200 000 $ par année, là, je parle du 1 %) se sont enrichis davantage pendant que les classes moyenne et pauvre ont souffert.
Donc, en nuisant à l’économie capitaliste (qui est un concept humain, soit dit en passant), il y aura davantage de chômage et de gens qui vivent sous le seuil de la pauvreté et une moins bonne qualité de vie pour tous (le 99 % dont vous faites partie).

Préserver la croissance économique nuit à l’environnement, au point que la ressource de pétrole qui a pris des millions d’années à se former sous terre se retrouve brûlée et envoyée dans l’air en moins de 150 ans, ce qui cause un changement de température anormal au cycle normal de la planète.

Je rappelle que la gravité, la rotation de la Terre et les changements climatiques ne sont pas des concepts humains, mais bien des phénomènes physiques. On ne peut pas s’en
soustraire. Le capitalisme, oui. Difficilement, mais c’est possible.

Le raisonnement est le suivant : nous devons changer un des deux paramètres pour pouvoir nourrir notre famille à long terme. Et comme les changements climatiques sont physiques et non idéologiques, on ne peut pas s’en soustraire. Désolé, c’est plate, mais c’est comme ça.
Comment changer le système capitaliste?
Je ne crois pas qu’il y ait une solution facile, mais on devra faire l’exercice. Je ne prétends pas avoir toutes les solutions et, dans ce que j’amène, il y a des solutions qui sont plus idéologiques, d’autres plus pratiques. C’est loin d’être évident à imaginer, surtout l’étape de transition entre le capitalisme et le nouveau système.

« Je rappelle que la gravité, la rotation de la Terre et les changements climatiques ne sont pas des concepts humains, mais bien des phénomènes physiques. On ne peut pas s’en soustraire. » 

 

De quoi avons-nous besoin pour être heureux?

  • De passer du temps de qualité avec notre famille et nos amis
  • D’évoluer et d’apprendre des choses
  • De vivre de nos passions
  • De la capacité de pouvoir nous surpasser
  • De nourriture saine
  • D’être en santé
  • D’amour
  • D’une place chaude pour dormir

Voici donc mes pistes de solution, gratuites en plus

Imaginez une communauté qui base son système sur l’entraide au lieu de la recherche du profit.

Ceux qui sont à gauche pensent que tout le monde devrait s’entraider dans le but d’avoir une même richesse collective, qui est un bien-être collectif.

Ceux qui sont à droite diront qu’il faut travailler fort pour aider les autres afin d’augmenter sa propre richesse, qui est son propre bien-être.

Valeurs : Se valoriser par ce qu’on est et non par ce qu’on a. Aussi, le temps est sacré, on le respecte.

Technologie : Les recherches scientifiques et les technologies sont universelles, mais les marchés sont, le plus possible, locaux.

Les biens : Le profit n’existe pas. L’obsolescence programmée est interdite. Les objets sont durables, réparables, réutilisables, recyclables et propices au partage (donc moins d’usines, moins de pollution, moins d’exploitation des ressources, moins de travail, donc plus de temps).
Avec la technologie développée par le capitalisme, nous avons appris à automatiser la production. Gardons cela, mais augmentons la qualité des objets (et de la nourriture).
Les gens devront travailler, certes, mais moins, beaucoup moins, parce que nous ne nous valorisons plus par la croissance à tout prix, mais bien par le développement logique.
C’est dur à imaginer avec les paramètres du capitalisme, mais n’oublions pas que le capitalisme (l’objectif de faire des profits pour consommer) est un moteur qui fait avancer la société pour que les individus puissent avoir le nécessaire et puissent se surpasser. L’entraide est aussi un moteur pour échanger des biens et donner aux individus ce dont ils ont besoin pour être heureux. Ce n’est qu’un début et c’est facile de me juger sur ces propos, mais je vous demande de faire pareille et d’amener d’autres propositions? Entraidons-nous.

Pour revenir sur les préjugés concernant les environnementalistes, laissez-moi les défendre.

« C’est loin d’être évident à imaginer, surtout l’étape de transition entre le capitalisme et le nouveau système. » 

 

On est des chialeux

On est tous chialeux. Il y a ceux qui défendent les riches et ceux qui défendent les pauvres. Il y a ceux qui chialent contre ceux qui protègent l’environnement et ceux qui chialent contre ceux qui font rouler l’économie.

On est des rêveurs

On dira de moi que je suis rêveur. C’est plutôt ceux qui pensent que de continuer dans la voie de la croissance infinie qui rêvent en couleur. Il faut dépasser notre mode d’échange de biens.

On est des opposants

On dit qu’on s’oppose à tout. Je dirais que ce sont les entreprises pétrolières qui s’opposent au développement durable et aux progrès en achetant tous les concepts technologiques qui pourraient nuire à leurs capitaux.

On est des B.S.

On est des B.S. puisqu’on a du temps pour manifester et bloquer les projets. C’est un préjugé.

Il y a des gens sur le bien-être, il y a aussi des retraités, des travailleurs, des… Il y a du monde de toutes les tranches de la société. Il y a même des gens qui voudraient voir des transformations dans la société, mais qui n’ont pas le temps avec la famille et le travail.

De plus, c’est fâchant d’entendre ce genre de commentaires. Ce n’est pas le fun de manifester pour que les médias et les gouvernements nous entendent et nous écoutent. C’est un sacrifice que nous faisons, pour les générations futures et pour le bienêtre de notre société. On se fait traiter de B.S. et d’enverdeur quand, pour moi, nous faisons ce qui doit être fait, sur une base assez solide, soit celle de la science.

Il y a aussi l’argument débile de : « Vous polluez quand vous allez manifester à Québec avec vos autobus… » Combattez-nous sur les idées. Il y a de plus en plus de gens qui veulent que ça change, que les choix énergétiques ne soient pas faits si c’est rentable pour certains, mais bien si c’est logique et censé pour le bienêtre de la population.
Je voudrais juste rappeler que ce n’est pas rentable de manger, mais c’est vital. De la même façon, ce n’est pas rentable de faire attention au climat de la planète, mais c’est vital.

Aller voir le site web de Jeun’Avis

 

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