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La course pour tous : l’hiver !

richardroy

par Richard Roy. Ph. D., illustration de Marilie Bilodeau

 

Pour performer en course à pied aussitôt le printemps venu, il n’y a pas de grand secret. Il suffit de s’entrainer l’hiver ! Je croyais pouvoir simplement terminer ce premier article ici par ce judicieux conseil, mais voilà que les questions fusent.

 

L’hiver, n’est-ce pas la pause annuelle du coureur ? Les poumons me brulent quand je cours. Que faire ? Comment dois-je me chausser pour courir l’hiver ? Et comment m’habiller ? Est-ce que courir au Centre Premier Tech, c’est suffisant ? Le tapis roulant bien au chaud au gym, ça va, hein ?

 

Le repos annuel 

 

Prenons tout ça par le commencement. Nous sommes en novembre ; la plupart des compétitions sont terminées et ne reprendront qu’au printemps. Si vous avez eu un grand volume d’entrainement jusqu’ici, il est recommandé de prendre du repos pendant deux à trois semaines. Un repos complet de la course est préférable, mais il s’avère parfois difficile à atteindre pour le coureur aguerri. Le repos actif constituera alors une bonne option : trois sorties par semaine, sans intervalles.

 

« Si vous avez eu un grand volume d’entrainement jusqu’ici, il est recommandé de prendre du repos pendant deux à trois semaines. »

Le froid à la gorge

 

L’arrivée progressive du froid constitue l’occasion parfaite d’adapter votre système respiratoire à l’air frais. Une course lente en début de saison vous permettra d’éviter un grand essoufflement et atténuera le risque d’irritation de vos voies respiratoires. Vous pourrez ensuite augmenter graduellement votre vitesse après quelques sorties en fonction de votre confort bronchique. Par temps très froid, recouvrez votre bouche d’un foulard. Cette simple protection devrait être suffisante si vous vous êtes bien adaptés à l’automne.

 

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La chaussure : avec ou sans crampons ? 

 

Si vous courez sur une chaussée relativement plane, les crampons ne sont pas essentiels. Un bon patron de course, sans attaque franche du talon, vous protègera naturellement des chutes sur la neige durcie. Toutefois, si vous songez à reprendre les entrainements par intervalles en janvier et prévoyez faire beaucoup de côtes, ou encore si vous avez peur de glisser, les crampons peuvent être une option très intéressante sur le plan de la sécurité. Si vous choisissez de courir sans crampons, je recommande fortement de revêtir le même type de chaussures que l’été, puisque votre corps y est habitué. Les changements de hauteur ou de structure de la semelle peuvent constituer un facteur de blessure lorsqu’une transition graduelle n’est pas respectée. Cela étant dit, si vous êtes de type « frileux », choisissez la chaussure d’hiver qui se rapprochera le plus de votre modèle d’été, que vous pourrez apporter en boutique pour comparer. Vous pourriez aussi trouver suffisant d’enfiler un bon bas de laine sec dans vos chaussures d’été. Dans ce cas, si l’ajout du bas rend votre chaussure trop serrée, retirez-en la fausse semelle ou prévoyez l’achat d’une paire plus grande d’un demi-point pour l’hiver. Si vous décidez d’opter pour des crampons, effectuez votre choix en fonction de son adhérence sur la glace, de sa légèreté et du confort sur le pied. Des crampons trop serrés dans la zone des lacets peuvent entrainer des blessures de friction ou de compression sur le dessus du pied. Il existe aussi des chaussures avec crampons intégrés. Soyez toutefois vigilant quant aux types de surfaces que vous comptez emprunter. Sur la glace vive ou la neige compacte, il est probable que la vingtaine de crampons en plastique durci par le froid transforment vos chaussures en véritables patins, ce qui augmentera grandement le risque de chute et, assurément, le risque de courir tendu. Certaines boutiques vous offriront de poser des clous sous vos chaussures, ce qui représente une alternative très intéressante.

 

« Si vous tournez en rond sur une piste d’athlétisme, changez souvent de sens pour solliciter vos deux jambes de manière égale. »

L’habillement
Du côté de l’habillement, la variation de température et de vent justifiera l’ajout de couches sur le tronc. Un cuissard long légèrement doublé pour les jambes, un foulard de type Buff pour le cou, une tuque légère et respirante pour la tête et une bonne paire de mitaines pour les mains constitueront l’essentiel d’un bon kit de course d’hiver.
La course intérieure

 

Que ce soit sur tapis roulant ou sur la piste, la course intérieure est loin d’être une pratique à proscrire. Cependant, si vous planifiez en faire votre entrainement exclusif tout l’hiver, il faudra prévoir une transition progressive au printemps entre le tapis et l’extérieur. Si vous tournez en rond sur une piste d’athlétisme, changez souvent de sens pour solliciter vos deux jambes de manière égale. Tout compte fait, aucune excuse pour ne pas courir l’hiver. Trouvons simplement la motivation, et les bienfaits habituels seront au rendez-vous !

 

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À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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