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Kiosque de mobilisation : Consolider un autrement

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par Busque, photos par Catherine Duval

 

Je ne suis pas un expert en la matière, mais j’aimerais vous expliquer d’abord ce qu’est une minimaison et ensuite les raisons qui poussent une personne ou une famille à vivre dans ces petites maisons.

 

« Il faut comprendre que les maisons sur remorque ne sont pas en mouvement tous les jours. »

 

Le Code du bâtiment impose des standards de constructions qui font en sorte qu’il existe deux types de minimaisons. Le premier est tout simplement une maison qui serait plus petite que ce qui est autorisé dans la plupart des municipalités. C’est pourquoi, par exemple, la municipalité de Lantier, dans les Laurentides, a changé certains règlements. Dans certains quartiers aménagés, on peut maintenant faire construire sur une dalle de béton une maison plus petite qui sera reliée à une fosse septique. Celle-ci est obligatoire, mais le code permet un nombre maximum de personnes pouvant l’utiliser. À Lantier, on peut donc avoir une fosse septique pour six minimaisons, ce qui permet de réduire les coûts. Voici ce qui est écrit sur le site de la municipalité, dans la section du projet de développement « Les Hameaux de la Source » :

• Grands terrains abordables d’environ 15 000 pi2 : les maisons sont regroupées en hameaux de six unités, permettant de réduire les couts des terrains en maximisant le rapport qualité-prix.

• Espace d’aménagement collectif appelé « jardin collectif » aux frais des résidents qui mettent en commun leurs ressources financières pour y aménager ce qui pourrait couter plus cher de façon individuelle. Les résidents de chaque lot d’environ 15 000 pi2 partagent environ 4 000 pi2 dans le jardin collectif d’un hameau.

• Maisons abordables.

• Alimentation abordable et autoentretenue grâce à la permaculture.

• Économie d’énergie par l’orientation vers le sud des maisons afin de maximiser l’apport en énergie solaire passive et ainsi diminuer les couts reliés au chauffage.
• Possibilité d’augmenter les économies en installant des dispositifs d’énergie renouvelable active.

 

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« Une petite maison utilise moins d’électricité et est facile à chauffer parce qu’elle occupe moins d’espace, donc moins besoin de consommer. »

La municipalité de Lantier a compris que, pour trois raisons majeures, une nouvelle génération ne veut pas vivre comme ses parents. Ces trois raisons sont l’argent, l’environnement et le style de vie. Les dettes étudiantes et de crédit font en sorte que de plus en plus de jeunes familles ne peuvent pas acheter de maison normale. Les couts annuels sont aussi moins élevés dans une minimaison (matériaux, superficie, fosse septique, taxes, efficacité énergétique). Le Canadien moyen vit au-dessus des ressources que la Terre peut fournir. Une petite maison utilise moins d’électricité et est facile à chauffer parce qu’elle occupe moins d’espace, donc moins besoin de consommer. Une mini-maison n’est pas pourvue d’un sous-sol pour y entreposer un tas d’objets inutiles. Aussi, c’est une façon pour les jeunes de retourner en région et de vivre plus proche de la nature. Le deuxième type de maison est construit sur une remorque. Est-ce une maison, une maison mobile ou une tente-roulotte ? Ce n’est pas tout à fait précis. Ce type de demeure n’est pas soumis à l’obligation d’avoir une fosse septique. Avec une toilette au compost et l’utilisation de produits biodégradables, on peut facilement contourner l’utilisation d’une fosse septique. Pour l’instant, ce type de maison cause des problèmes entourant les lois et règlements, et c’est aux municipalités de les changer pour accueillir ces maisons. Les taxes municipales pourraient être remplacées par des locations de terrains. Il faut comprendre que les maisons sur remorque ne sont pas en mouvement tous les jours. Normalement, les gens y habitent plusieurs années avant de les déménager. La mairesse de la municipalité de L’Isle-Verte veut pouvoir faire avancer le dossier dans ce sens, et je l’encourage. Vous pouvez lire les deux entrevues réalisées avec le maire de Lantier et la mairesse de L’Isle-Verte dans les prochaines pages. Aussi, pour ceux qui désirent en savoir plus sur les minimaisons, une série produite par TVCK arrivera sur vos écrans dès l’hiver 2016. La P’tite Maison sur la route mettra en scène le premier festival des minimaisons ainsi que l’entreprise kamouraskoise Ma Maison logique.

 

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À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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