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Entrevue avec Olivier Niquet : Discret, il dévoile la vérité

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par Busque

 

Dans la foulée de la campagne «Il y a Olivier aussi!», La Rumeur du Loup a voulu rencontrer Olivier Niquet afin de lui donner une chance d’être un peu plus connu. Il se fait trop souvent discret, un peu comme une moule pas cuite, mais nous avons réussi à le faire parler.

 

Busque : Que fais-tu comme travail ?

 

Olivier Niquet : Je suis coanimateur et chroniqueur à l’émission La soirée est (encore) jeune de Radio- Canada. Je m’occupe aussi des réseaux sociaux de l’émission et je suis chroniqueur au journal Métro.

 

B. : Avant le Sportnographe, que faisais-tu ?

 

O.N. : Le Sportnographe a été créé en 2004 par Alexandre Provencher, Jean-Philippe Wauthier et moi sur le Web. Avant que ça ne devienne une émission de radio, j’ai étudié au baccalauréat et à la maitrise en urbanisme. J’ai eu le temps de travailler environ six mois dans le domaine avant que Radio- Canada ne nous repêche.

 

B. : Quelles caractéristiques ou quels atouts de tes études en urbanisme t’aident dans ton travail d’aujourd’hui ?

 

O.N. : J’avais choisi l’urbanisme parce que je ne me voyais pas faire toujours la même chose. L’urbanisme fait appel à tous les domaines. Le droit, l’histoire, le désign, la politique, etc. C’est très utile quand on fait une émission d’humour sur l’actualité d’en connaitre un peu sur plein de choses. Je ne suis expert en rien, mais je me débrouille en tout. Sauf pour chanter.

 

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B. : Jean-Philippe Wauthier et toi êtes des amis de longue date. À qui cela a-t-il servi le plus ?

 

O.N. : Nous avons été des amis par défaut, parce que nos parents étaient amis, jusqu’à environ 12 ans. Ensuite, ma famille a quitté le Saguenay et nous nous sommes retrouvés à 20 ans, par choix. Disons qu’on se complète bien. Nous avons lancé plusieurs projets ensemble. Ça a adonné que celui qui a fonctionné met beaucoup plus en valeur les talents de Jean-Philippe. Je ne ferais surement pas ce métier s’il n’avait pas ce talent. Mais sa carrière aurait surement suivi un autre chemin si je ne l’avais pas poussé pour qu’on commence un podcast avec le Sportnographe… Peut-être qu’à la place d’une émission d’humour « irrévérencieuse », il animerait une émission de danse…

 

« Non, on ne se chicane pas. On se parle mutuellement dans le dos. Comme ça, ça donne l’impression que c’est l’harmonie dans l’équipe. »

 

B. : Ton segment sur les médias dans l’émission La soirée est (encore) jeune est un incontournable. Comment prépares-tu ce segment ?

 

O.N. : J’ai plusieurs sources d’information pour alimenter cette chronique. Je fréquente beaucoup les sites des radios d’opinion. Je cherche les sujets les plus prometteurs, les plus propices aux dérapages. Par exemple, si l’animateur Éric Duhaime aborde le sujet du climat, j’ai de bonnes chances d’y trouver des perles. Remarquez que j’ai toujours de bonnes chances avec Éric Duhaime. Je regarde aussi la période de questions de l’Assemblée nationale et certains points de presse de députés qui ont tendance à dire des niaiseries. Je m’alimente aussi beaucoup par les réseaux sociaux où l’on trouve souvent des citations saugrenues entendues dans les médias. Enfin, de plus en plus, les gens m’envoient directement des extraits. C’est un grand bénéfice de notre nouvelle popularité. Ça me laisse presque du temps pour m’occuper de mes enfants.

 

B. : Est-ce que vous vous chicanez des fois ?

 

O.N. : Non, on ne se chicane pas. On se parle mutuellement dans le dos. Comme ça, ça donne l’impression que c’est l’harmonie dans l’équipe. On se chicane surtout en onde. C’est toujours plus facile de rire des autres quand on peut rire de nous-mêmes.

 

B. : Est-ce que quelqu’un a déjà dit à Wauthier que ses questions sont trop longues ?

 

O.N. : Tout le temps.

 

B. : Jean-Sébastien est très drôle. N’avez-vous pas peur qu’il vous laisse pour une nouvelle émission ?

 

O.N. : Si Jean-Philippe est capable d’animer trois émissions de télé en même temps, Jean-Sébastien en est surement capable aussi. Surtout qu’il n’a rien d’autre à faire de sa vie que de s’occuper de sa mère.

 

B. : Lequel des trois est ton préféré ? Pourquoi ?

 

O.N. : Je n’ai pas de préféré. Je les aime tous pour différentes raisons, mais celui qui m’impressionne le plus, c’est Fred. Il fait un excellent risotto.

 

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B. : Si tu avais une qualité à prendre de chacun des membres de ton équipe pour te former une personnalité quelles seraient ces qualités ?

 

O.N. : Je prendrais la ponctualité de Jean-Philippe, le côté jovial de Fred et l’écoute de Jean-Sébastien et je deviendrais un être exécrable, en retard, grognon et pas très attentif.

 

« “Regardez ! La gaugauche communiste de la clique du Plateau payée avec nos taxes qui rit de nous ‘‘. Ça nous fait plaisir de jouer ce rôle. »

 

B. : Si tu étais absent, est-ce que les gens s’en rendraient quand même compte ? Pourquoi ?

 

O.N. : Les gens s’en rendraient compte parce que les gars n’auraient plus personne à intimider.

 

B. : Plus sérieusement, que penses-tu du rôle de l’émission dans la sphère médiatique du Québec ?

 

O.N. : Notre rôle est de servir d’épouvantail pour certaines radios qui peuvent maintenant nous pointer du doigt en disant : « Regardez ! La gaugauche communiste de la clique du Plateau payée avec nos taxes qui rit de nous ». Ça nous fait plaisir de jouer ce rôle. Accessoirement, notre rôle est de pointer la bêtise, de souligner l’absurde, tout en faisant rire et en informant. Mettons.

 

B. : Je n’ai jamais vu la une du Journal de Québec ou du Journal de Montréal sur les changements climatiques. Pourquoi ?

 

O.N. : C’est peut-être déjà arrivé. Honnêtement, on rit beaucoup du Journal de Montréal, mais ce n’est pas si pire. Ils ont certains chroniqueurs plutôt… hum… intenses ou démagos, mais les autres sont beaucoup plus éclairés et ils font aussi de la bonne information parfois. En plus, j’adore la page de Rodger Brulotte.

À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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Un commentaire

  1. Le pti niquette débarque dans ma ville de riviére-du-loup , chu fiere que olivier se dégéne un peu plus que a la soirée xd

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