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juillet05

En route vers la prochaine élection municipale

par Busque

 

Les élections municipales de Rivière-du-Loup s’en viennent à l’automne, voilà une bonne occasion d’entendre la vision de ceux et celles qui sont susceptibles de prendre le pouvoir dans les prochains mois. À noter que seulement Sylvie Vignet a annoncé sa candidature au moment des entrevues. Gaétan Gamache et Pierre Lévesque sont toujours en réflexion.

 

 

 

Gaétan Gamache
Maire de Rivière-du-Loup
59 ans

juillet06

 

Busque : Pourriez-vous vous présenter ?

Gaétan Gamache : J’ai travaillé pendant 33 ans dans le monde de la finance et de la planification financière dans un grand territoire, de Rivière-du-Loup à Gaspé et de Rivière-du-Loup à Moncton. J’ai travaillé avec une équipe de près de 80 représentants et j’ai passé ma vie à planifier des retraites et aussi à aller chercher des sous en épargne. Je gérais autour de 40 millions par année en nouvelles épargnes pour des entreprises et des particuliers. Donc, j’ai passé ma vie à travailler avec des gens, avec des citoyens. Aujourd’hui, je suis le maire d’une ville qui gère un budget de 40 millions, la ville de Rivière-du-Loup.

 

B. : Quelle est votre vision du Rivière-du-Loup de demain ?

G.G. : L e R ivière-du-Loup d e d emain s erait pour moi le grand Rivière-du-Loup. On doit absolument mettre tous les efforts pour partager certains éléments, dont les parcs industriels, qui pourraient être régionaux. C’est une réflexion que nous avons présentement avec nos voisins, de penser à régionaliser nos services, et c’est une première marche. Le grand Rivière-du-Loup, c’est aussi une agglomération, que ce soit Notre-Dame-du-Portage, Saint-Antonin, Saint-Modeste, Cacouna, même Saint-Arsène. Tous les gens qui y habitent sont tout près de Rivière-du-Loup et y travaillent même souvent. Comment peut-on à la fois régionaliser des services, mais aussi rêver que toute cette population devienne un grand Rivière-du-Loup, comme d’autres villes l’ont fait au Québec ? Pour réussir ce grand Rivière-du-Loup, il faut se courtiser, il faut partager les services. À Rivière-du-Loup, comme ville-centre, il y a beaucoup de services, que ce soit en environnement, en ingénierie, en loisir, même en urbanisme ou en incendie (on offre déjà le service d’incendie à L’Isle-Verte, Notre-Dame-du-Portage et Saint-Modeste); il faut aussi partager et offrir ces services. C’est une façon de se courtiser et de se rendre compte que cette façon de faire est intéressante, qu’elle est à moindre cout et, surtout, qu’elle est très performante. Donc, pour vivre ce grand Rivière-du-Loup, il faut y aller un pas à la fois. Un jour, on fera des études comme on en a déjà fait l’année passée, mais on n’y est pas encore. Dans un parc industriel régional, tous les joueurs seraient partenaires du parc, qui aurait une thématique — ce pourrait être « la technologie ». Ce sont des aspects qui sont importants pour moi.

 

B. : Quelle innovation souhaitez-vous à Rivière-du-Loup ?

G.G. : Je voudrais que, pour notre ville, toute innovation soit reliée au développement durable. C’est un aspect qui est essentiel. On parle de villes intelligentes pour demain. Comment Rivière-du-Loup pourra-t-elle développer le concept de ville intelligente tout en conservant l’aspect le plus important, qui est d’être une ville humaine ? L’intelligence doit servir au citoyen. On pense à l’autopartage de véhicules électriques. Nous en avons un seul présentement à Rivière-du-Loup, mais demain nous pourrions avoir un projet de six véhicules électriques en autopartage, par exemple. On doit se servir de la technologie, mais la technologie doit être au service de l’humain et non le contraire. Demain, le transport collectif pourra prendre une place vraiment différente en conception. Ainsi, tout le travail qui a été fait à la Ville il y a 5 ans déjà avec Natural Step — s’engager pour un futur stimulant — va prendre tout son sens dans la mesure où l’on développera des outils. La Ville a donc les moyens de développer des outils qui vont aider le citoyen à mieux partager, à mieux communiquer. On pense par exemple à la ville nourricière. Il y a maintenant des jardins communautaires dans notre ville, mais il faut aller beaucoup plus loin, il faut aller par exemple au partage des récoltes. Comment peut-on faire le travail de conserves pour les collectivités ? La Bouffe Pop a des besoins importants. Il y a aussi différents nouveaux espaces qui se développent, comme le Domaine Kogan, comme chez les soeurs Clarisses où il y aura une cuisine commune qui pourra servir à la population et pas seulement aux résidents. On pense à des écoles, comme le centre de formation professionnelle Pavillon-de-l’Avenir, où il pourrait y avoir beaucoup plus de travail dans les cuisines pour faire une meilleure gestion de nos ressources collectivement.

 

B. : Quelle est la place du citoyen dans la ville du futur ?

G.G. : Je vois la ville comme partenaire de vie. Je m’explique. Une ville offre des services et, plus le temps avance, plus on aura à desservir une population tous azimuts qui a toutes sortes de besoins. Naturellement, il faut que les moyens suivent. Aujourd’hui, nous avons un système de taxation qui est connu, mais qui doit être évolutif. Plus nous aurons de ressources financières, mieux nous pourrons les utiliser et plus nous pourrons être près de nos citoyens. Le citoyen qui est vieillissant va demander de plus en plus tant pour l’animation que pour sa vie de tous les jours. Nous avons déjà un service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire — le mot « communautaire » sera un aspect à développer et où innover. À Rivière-du-Loup, depuis deux ans, il y a eu une dizaine de consultations de toutes sortes : en urbanisme, en développement économique. Dans le futur, avec les nouvelles façons de travailler des gouvernements, nous aurons de plus en plus de consultations pour être plus près de nos citoyens et prendre des décisionsensemble. Aujourd’hui, nous devons changer la façon de développer notre ville. Le citoyen doit en être une partie prenante, mais il doit aussi être conscient en même temps. À Rivière-du-Loup, la ville n’est pas éparpillée sur le plan du développement urbain. Dans le futur, comme le besoin sera différent, car la population est vieillissante, nous devrons encore plus partager les services. Nous devrons avoir des conceptions différentes de celle des maisons en rangées comme nous vivons aujourd’hui. Les gens auront surement le gout de se regrouper, et il n’y a pas seulement de la place pour les grands bâtiments de résidence de personnes âgées, qui ne sont pas abordables nécessairement pour tout le monde. Donc, nous devrons trouver des façons d’avoir des logements abordables. Pour cela, il faut que le citoyen soit conscient, qu’il participe, qu’il partage ses besoins et qu’il soit une des parties importantes du développement. Pour moi, l’idée la plus importante, c’est « ville partenaire de vie ». Je trouve que nous nous devons d’être vraiment partenaires de nos citoyens.

 

 

 

Sylvie Vignet
Conseillère municipale
59 ans

juillet07

 

B. : Pourriez-vous vous présenter ?

Sylvie Vignet : Je travaille chez Rivière-du-Loup Toyota et je fais aussi des contrats administratifs de comptabilité chez moi pour promotion C.C. et pour les Immeubles GLMC. De plus, je suis conseillère municipale depuis trois mandats, donc depuis 12 ans, et je me présente à la mairie pour les prochaines élections.

 

Busque : Quelle est votre vision du Rivière-du-Loup de demain ?

S.V. : Rivière-du-Loup, pour moi, ce sera la référence en innovation. Ce sera une ville ouverte à développer et à accompagner toute forme d’entreprise en innovation dans les créneaux tels que la tourbe, le recyclage, la récupération, la transformation des déchets — ce ne sont que quelques exemples. Ce sera une ville ouverte à une participation citoyenne qui apportera un plus à l’accueil de projets. Dans la population, il y en a des idées, il faut juste prendre le temps de les écouter. En faisant autrement aujourd’hui, nous mènerons notre ville à un plus grand développement économique et social. Nous ferons l’envie de nos voisins. Je voudrais monter une politique sociale et communautaire englobante de toutes les formes de citoyens, d’humains, qu’il y a à Rivière-du-Loup. Nous devons nous ouvrir et nous mettre en mode innovation. La ville sera recherchée pour son dynamisme grâce aux jeunes familles. Je veux ramener de jeunes familles, je veux que les jeunes qui sont partis à l’extérieur disent que c’est beau Rivière-du-Loup et qu’ils aimeraient revenir y vivre. Il y aura de l’emploi. Le beau défi dans l’avenir, ce sera d’être inclusif et attractif en ce qui concerne les emplois. Ce sera le défi de l’avenir parce que nous avons des entrepreneurs et des PME ici et ils ralentissent leur agrandissement parce qu’ils ont de la difficulté à trouver de la main-d’oeuvre. Donc, ce sera extrêmement important de devenir très attractif pour les jeunes. Pour cela, il faut les écouter et il faut entendre ce qu’ils veulent avoir pour être heureux.

 

B. : Quelle innovation souhaitez-vous à Rivière-du-Loup ?

S.V. : Que signifie « innover » ? Je me suis posé la question. C’est d’apporter des améliorations, des créations nouvelles et significatives, qui font en sorte que nous faisons les choses différemment, que nous améliorons des processus. Donc, l’innovation ne concerne pas que les entreprises. L’innovation se joue dans tous les domaines. Pour ma part, je veux innover dans la gestion des dossiers économiques. Voilà quatre ans que j’essaie de faire comprendre que le suivi des dossiers n’est pas à mon gout. Nous ne prenons pas le temps de regarder qui est responsable du dossier et cela nous en fait échapper. J’ai bien de la difficulté avec cela. Donc, je veux innover de ce côté. Pour ce qui est des consultations publiques, je trouve que nous n’en faisons pas assez, nous ne demandons pas assez aux gens ce qu’ils en pensent. Et ce n’est pas tout de demander aux gens ce qu’ils en pensent, il faut l’entendre aussi. Il y a eu une lacune en ce qui concerne les consultations publiques et les communications au sein du conseil. Nous avons beaucoup de difficulté à nous parler et je veux que ce soit un enjeu dans ma campagne. Je veux que les élus reprennent le pouvoir de gérer. Ils sont élus par la population, ils savent ce que leur population veut. Donc, il faut reprendre ce pouvoir de gestion. Je veux instaurer un budget participatif citoyen. Je l’ai vu dans quelques villes, ce n’est pas compliqué, le citoyen amène ses idées. C’est une autre façon d’innover pour amener les citoyens à prendre des décisions avec nous. Je crois beaucoup que nous pouvons faire autrement dans notre approche du citoyen. Nous devons revoir nos finances et nos manières de dépenser. Parfois, nos façons de faire sont tellement ancrées que nous ne regardons même plus s’il est possible de faire autrement pour épargner un peu. On peut toujours faire mieux. Pour avoir travaillé chez Toyota pendant 30 ans, j’ai entendu souvent le mot « kaizen », qui signifie de toujours s’améliorer. Je pense que nous pouvons instaurer ce principe à la Ville de Rivière-du-Loup. C’est ma façon de voir l’innovation. Évidemment, c’est autre chose dans les entreprises, mais c’est tout de même de changer des processus, c’est tout de même d’améliorer l’efficacité pour innover. Je crois que nous pouvons être une ville très intéressante si nous nous ouvrons à l’innovation.

 

B. : Quelle est la place du citoyen dans la ville du futur ?

S.V. : Se poser la question, c’est déjà un problème, parce que la réponse devrait couler de source. Le citoyen est au coeur de toutes nos réflexions, de toutes nos interrogations, de toutes nos décisions, c’est ce qui devrait être. D’être élu, c’est un privilège que la population nous donne et beaucoup d’élus l’oublient. Ils oublient qu’ils sont élus par la population pour les servir. Si nous l’oublions, il y a un jeu de pouvoir qui se met en place, et non, ce n’est pas ainsi qu’il faut gérer. Ce que nous devons faire, c’est de servir le citoyen. Pour le servir, il faut l’écouter, il faut le consulter et il faut être capable de prendre des décisions en conséquence. Nous ne plairons pas à tout le monde, nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde. Je pense que si nous avons une décision à prendre, nous devons l’expliquer à la population, nous devons écouter. La population va surement arriver au même constat que nous si nous avons les explications qui sont convaincantes et qui sont vraies. Si la population n’arrive pas au même constat, il va falloir lâcher le projet parce que ce n’est pas ce que les gens veulent. À un moment donné, il faut en venir à un consensus et, s’il n’y a pas de consensus, les gens vont être malheureux et ils vont avoir l’impression que nous dépensons leur argent à des fins qui ne leur serviront pas. Donc, nous devons faire autrement dans notre approche du citoyen. Nous devons parler moins, écouter beaucoup plus et agir avec intégrité. Nous devons nous demander pourquoi les jeunes ne votent pas. Est-ce une forme de révolte, ils n’y croient plus ? Je suis peinée de savoir que notre population future, nos jeunes d’aujourd’hui ne se sentent pas interpelés pour aller voter au niveau municipal. Je me dis que le palier de gouvernement où la population a le plus de pouvoir, c’est au niveau municipal. Je veux travailler dans cette campagne à essayer d’aller chercher les jeunes et de les inciter à aller poser un geste pour exprimer ce qu’ils veulent. Je voudrais qu’ils écoutent ce que les candidats présenteront à la population et qu’ils choisissent selon ce qu’ils préfèrent. J’ai plusieurs idées à soumettre à la population, je vais les sortir en septembre. Par exemple, j’aimerais créer un mercredi citoyen, où les élus seraient présents pour discuter autour d’un café. Nous pourrions jaser pour être capables de créer des liens qui font que nous comprenons notre population et que nous sommes capables d’aller vers ce qu’ils veulent.

 

 

 

Pierre Lévesque
Directeur général de Rivière-du-Loup en spectacle
40 ans

juillet08

 

Busque : Pourriez-vous vous présenter ?

Pierre Lévesque : Je suis marié, papa de deux enfants, et je suis directeur général de Rivière-du-Loup en spectacle depuis 2009.

 

B. : Quelle est votre vision du Rivière-du-Loup de demain ?

P.L. : Avant de répondre à ta question, j’aimerais dire qu’il y a quelques semaines, j’ai annoncé que je faisais une réflexion sur mon avenir, sur l’avenir de Rivière-du-Loup et sur la décision de me présenter à la mairie. Ma décision sera connue à la fin de l’été. Depuis plusieurs semaines, je me documente, je rencontre des gens, je monte une organisation, mais le lancement n’a pas été fait. Dans les prochains jours, je vais élargir ma réflexion et je vais lancer un sondage via Facebook afin de recueillir plus de matière à réflexion. Pour réaliser cette entrevue, j’ai choisi la cour de l’École internationale Saint-François-Xavier, que mes enfants fréquentent, parce qu’ici nous voyons plusieurs choses. Il y a un magnifique point de vue sur le fleuve, sur la ville. C’est une école internationale, comme le seront nos enfants. C’est une école qui accueille également des immigrants venus s’installer ici, chez nous. Les enfants, c’est l’avenir, notre ville du futur ! Maintenant, quelle est ma vision de la Ville de Rivière-du-Loup ? Pour moi, Rivière-du-Loup a toujours été le moteur économique de la région. C’est un leadeur industriel, commercial, culturel, sportif, scolaire, touristique, etc. Bref, c’est un leadeur dans tous les domaines de la grande région du KRTB. De sa constitution en 1866 à aujourd’hui, sa situation géographique, la beauté de ses paysages, son architecture, le dynamisme entrepreneurial de la population font que c’est une ville qui a toujours été attrayante. C’est une ville qui a toujours été en croissance, sauf à quelques moments dans son histoire, comme en ce moment, la croissance est à 1 % ou presque nulle dans les derniers recensements. Je pourrais dire que c’est la ville où tout est possible ! Comme éventuel maire, avec le conseil municipal, il faut se comporter en leadeur. Être d’action, communiquer avec la population, mobiliser les décideurs. C’est ma vision de la Ville de Rivière-du-Loup. Durant les quatre dernières années, le maire Gamache et son conseil municipal n’ont pas été des leadeurs. Ils n’ont pas communiqué comme ils auraient dû le faire, ils n’ont pas été d’action, ils n’ont pas mobilisé la population. Ils ont plutôt semé la division et récolté l’inaction. Ce n’est pas cela, Rivière-du-Loup. Mon Rivière-du-Loup, c’est un Rivière-du-Loup qui a du leadeurship.

 

B. : Quelle innovation souhaitez-vous à Rivière-du-Loup ?

P.L. : L’innovation se manifeste de plusieurs façons. En matière de gestion municipale, et principalement en ce moment, c’est de se réinventer continuellement, de remettre en question les façons de faire encore et encore pour viser l’efficacité et la souplesse dans l’administration des biens et services de la ville. En ce moment, innover, ce sera d’être à l’écoute des besoins des citoyens comme nous le faisons avec nos spectateurs au Centre culturel. Pour une ville, c’est d’être à l’écoute des besoins de ses citoyens, de les comprendre, de leur faciliter la vie, de communiquer de manière claire, simple et transparente. Également, quand on parle d’innovation, il faut aborder la technologie. Dans 5 ou 10 ans, nous ne savons pas ce que la technologie va nous apporter. En 1999, j’étais à l’université et c’était le début d’Internet. Mon ordinateur était moins puissant qu’une tablette pour bébé aujourd’hui et j’avais un Pagette. L’arrivée d’Internet et de la téléphonie cellulaire a permis aux gens d’ici d’être en contact avec des gens d’un peu partout dans le monde. Cela change un peu la vision de la région parce que la technologie rapproche Rivière-du-Loup de n’importe quelle ville du monde. Ainsi, les gens qui veulent le grand air, le bonheur de vivre dans une ville où il y a beaucoup de services, mais sans être une métropole comme New York ou Montréal, peuvent faire leurs affaires d’ici. Par exemple, l’année passée, je suivais un cours à l’université. Il y a quelques années, on disait qu’il fallait des campus par-ci par-là. En ce moment, de la maison, avec Internet, c’est possible de suivre des cours de baccalauréat ou de certificat à distance, et la formation est accessible partout, pas besoin d’être dans les grands centres. En ce moment, pour vous donner un exemple, je travaille sur un projet de téléprésence au Centre culturel, qui va permettre d’être ici et d’être ailleurs en même temps avec une qualité visuelle qui fera en sorte qu’on ne se rendrait même pas compte après un certain temps que ces gens sont à l’extérieur. Donc, nous sommes capables d’être en contact tout en oubliant qu’un écran sépare les gens de milliers de kilomètres. Avec ce projet, c’est une première mondiale dans le domaine des arts qui s’ef fectue. L’innovation technologique permet de rapprocher les régions du monde entier, ce qui permettra à des gens d’ici de faire des affaires ailleurs. Aussi, comme ville, il faut être à l’avantgarde des technologies. Il n’y avait pas d’accès Internet haute vitesse dans le parc industriel jusqu’à récemment. Je trouve qu’il y a 10 ans, nous aurions été en avance, mais en ce moment c’est du retard. Il faut être à l’affut des technologies parce qu’il faut être en mesure d’une part de fournir des parcs industriels et des terrains pour que les entrepreneurs puissent développer leurs entreprises, mais, d’autre part, il faut être à l’affut de la technologie pour nous démarquer dans l’innovation. C’est en ce moment qu’on sème des graines qu’on va récolter dans 5, 10, 15 ou 20 ans peutêtre. La ville du futur, elle se construit aujourd’hui avec le leadeurship que nous pouvons avoir.

 

B. : Quelle est la place du citoyen dans la ville du futur ?

P.L. : Une ville, c’est d’abord et avant tout des gens qui s’unissent pour mettre en commun des services et appartenir à une même grande famille. Le citoyen est la raison d’être d’une ville. Il n’y a pas de raison de faire des villes autre que pour les citoyens. S’il n’y a pas de citoyens, il n’y a pas de ville. Le maire et le conseil municipal sont élus par les citoyens et doivent demeurer en communication constante avec eux, car ils sont là pour et grâce à eux. C’est important de le reconnaitre. Si d’abord et avant tout les élus font leur travail correctement et sont en constante écoute, qu’ils consultent les citoyens, même si tout va vite, même s’il y a de gros projets, s’ils demeurent en contact avec les citoyens, ils demeurent les protecteurs du citoyen. Dans cet appareil, comme élu, je pense que le système peut bien fonctionner. À Rivière-du-Loup, il faut comprendre également qu’on a la chance d’avoir des citoyens impliqués dans toutes sortes d’organisations de bénévoles. Des citoyens permettent la réalisation de tournois de hockey, d’oeuvres caritatives, de spectacles, d’aide aux personnes âgées… Les gens s’impliquent dans la chambre de commerce, dans les comités de citoyens, dans la réalisation de projets, ils vont poser des questions au conseil de ville. Bref, il y a de grands services qui sont réalisés pour la communauté par ces bénévoles, par ces citoyens. Je pense que, comme citoyens bien sûr, mais comme organisation, les élus municipaux doivent écouter, rencontrer les citoyens continuellement, les soutenir, les respecter, parce ce sont les citoyens qui s’impliquent pour réaliser ces choses. Voilà ma pensée à ce sujet.

 

 

À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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