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Créateur d’une communauté pour le bien-être animal

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publireportage par Marie-Amélie Dubé, photos par Busque et Marie-Claude Poirier (photo du museau de Jackson)

 

Bouffe Animaux, boutique spécialisée dans les accessoires et l’alimentation haut de gamme pour chiens, chats, rongeurs et oiseaux, fait beaucoup parler d’elle depuis son rachat par la jeune et dynamique entrepreneure Carol-Ann Dionne. Depuis près de deux ans, la passion et l’entrain de la jeune femme ont sans contredit apporté une couleur singulière et une touche personnalisée à son commerce et à ses services. La communauté entrepreneuriale locale en témoigne d’ailleurs en lui ayant octroyé une pluie de prix et de reconnaissances depuis son rachat en 2016.

 

 

La genèse d’une passion

C’est à l’adolescence que l’amour des animaux s’est manifesté chez Carol-Ann Dionne. Sa belle-mère de l’époque avait une pension pour chiens sur la Côte-Nord. La jeune entrepreneure passait beaucoup de temps là-bas, dans le bois, à prendre soin au quotidien des chiens des autres. À cette époque, jamais elle n’aurait pensé qu’un jour elle s’inspirerait de ce passetemps pour en faire un métier. Elle savait qu’elle aimait les animaux, mais, avant de penser faire carrière en santé animale, elle avait souhaité être policière, luthière ou ébéniste. Le contact client ne faisait pas partie de ses forces. « […] j’étais très introvertie, gênée même, et c’est pour ça que je voulais travailler avec les animaux dans le milieu clinique. » Elle cherchait un métier qui faisait appel à l’adrénaline, au défi, à la gestion de l’urgence. Finalement, l’idée de soigner des animaux blessés l’a motivée à s’inscrire à La Pocatière en santé animale. Puis, après quelques stages et emplois en clinique, malgré le fait qu’on lui ait offert un poste à temps plein, c’est son expérience chez Bouffe Animaux qui a détourné son coeur de la clinique. Jamais, au grand jamais elle n’aurait cru un jour travailler en animalerie. La possibilité de se dépasser dans ses fonctions la nourrissait; le contact avec la clientèle, l’équipe, et la liberté qu’elle y trouvait ont eu raison de ses motivations de départ. Le côté routinier de la clinique s’est lentement avéré moins motivant pour elle. Elle avait besoin de plus de responsabilités et de diversité, ce qui était le cas chez Bouffe Animaux. Quelques années plus tard, après huit ans de service, elle rachète l’entreprise de monsieur Gauvin, dont elle sera propriétaire bientôt depuis 2 ans.

 

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La santé : une ligne de pensée

C’est la discipline, l’entrainement et la saine alimentation qui lui permettent de se dépasser et de mettre son hyperactivité mentale au profit de sa clientèle humaine et animale. Dans sa tête, ça bouillonne ! « Quand on exige le bienêtre des animaux, on est bien plus crédible si l’on respire soi-même le bienêtre », rapporte Carol-Ann. Cette vision est déterminante pour diversifier la mise en place de ses initiatives innovantes, tels le nouveau Centre d’amusement canin, les sorties de cani-randonnée et l’évènement l’Annuel des quatre pattes – Édition Sports Canins (qui avait lieu le 27 mai dernier); des exemples du génie inventif de la jeune entrepreneure investie dans la création d’une réelle communauté régionale passionnée du bienêtre animal. « Ce que je veux, c’est que le client soit contaminé par notre discipline de vie saine, par les résultats qu’on peut favoriser, et qu’il voit qu’on peut améliorer la santé de son chien et de son quotidien. » Elle veut créer une communauté de « tripeux » qui veulent garder leur chien en santé, bien et heureux pour qu’ils puissent partager le plus longtemps leur vie ensemble. Une vie sportive, une vie active pour ses clients, c’est aussi ce qui la motive dans le développement de son entreprise. Offrir des services plus adaptés à la santé globale de ses clients et de leurs animaux. « Quand les gens pensent à Bouffe Animaux, je ne veux pas qu’ils voient uniquement un commerce de détail, mais qu’ils perçoivent les efforts et les résultats de nos actions sur l’épanouissement et le bienêtre de leur animal. J’ai toujours en tête l’image de propriétaire heureux en balade en nature accompagné de son chien; ça évoque la santé et l’union. »

 

« Quand on exige le bienêtre des animaux, on est bien plus crédible si l’on respire soi-même le bienêtre. »

 

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Alimentation crue et végétalienne : une référence en santé animale

De consommer des aliments qui sont les moins transformés possible est bénéfique pour l’humain, mais aussi pour les animaux. « Mon employé Patrice est végétalien crudivore, moi, je suis végétarienne, et avoir une alimentation saine est déjà une préoccupation dans l’équipe. J’ai toujours nourri mon chien au cru, mes chats aussi, et Patrice nourrit les siens ainsi depuis une bonne dizaine d’années. » C’est ce qui se rapproche plus des valeurs de Carol-Ann et Patrice. Ils veulent continuer d’offrir aux gens ce qu’ils veulent comme produits pour leurs animaux, mais ils veulent participer à l’ouverture des mentalités et des consciences quant aux autres avenues alimentaires, plus naturelles, moins transformées, plus faciles à digérer et qui respectent l’être dans toute son entité. « On vient aussi de rentrer une nouvelle nourriture végétalienne. Si ma cliente est végétalienne et qu’elle croit en cette façon naturelle et santé de s’alimenter, c’est certain qu’elle veut appliquer ses valeurs à son animal. Sa conscience environnementale et responsable, j’y crois moi aussi et mon commerce y adhère aussi ! » Pour ce qui est de l’alimentation crue, Carol-Ann Dionne la recommande plus ou moins à tout le monde. Le problème récurrent est, entre autres, d’ordre sanitaire. « Ce n’est pas tout le monde qui prend le temps de laver la gamelle de son chien après chaque repas. Les gens devraient le faire avec les croquettes et ils ne le font pas, imaginez avec le cru ! » C’est d’ailleurs ainsi que peuvent se véhiculer des bactéries et que les risques de contaminations augmentent.

 

« Si ma cliente est végétalienne et qu’elle croit en cette façon naturelle et santé de s’alimenter, c’est certain qu’elle veut appliquer ses valeurs à son animal. »

 

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L’éducation du public : une nouvelle vocation

« Chez Bouffe Animaux, l’approche client est la force de l’équipe. On est là pour écouter, donner des conseils et prendre le temps avec notre monde. C’est la différence d’un commerce à fidélisation comme le nôtre et c’est ce qui nous rend compétitifs et attrayants. » Chez Bouffe Animaux, tous les employés sont formés et impliqués dans la nouveauté et ils sont connaissants des produits. Ils sont donc des références précieuses pour informer la clientèle. « Le chien, on peut le mettre à sa main, mais c’est le propriétaire qui va éduquer son chien, pas nous. Il y a une grosse part d’éducation du public dans notre quotidien, c’est quasiment juste ça. Dans certains cas, on ne peut même plus dire que ce sont des clients parce qu’on développe des relations d’amitié avec eux. » Le fait d’entrer dans une portion de l’intimité des gens favorise l’établissement d’une relation de confiance précieuse. Toute l’équipe agit un peu comme des thérapeutes auprès des clients, ce qui les nourrit professionnellement. « Le propriétaire peut être le pire ennemi et le meilleur ami de l’animal. Le comportement animal, c’est tellement simple, c’est primitif. Ce sont des équations et des associations bien simples alors que l’humain complexifie la vie de l’animal. Il l’élabore, il fait de l’anthropomorphisme, il rend le tout bien plus compliqué que ce l’est. C’est nous, le facteur qui complique tout. » C’est donc plus la psychologie humaine qui va agir sur le chien, explique la folle aux chiens, surnom qu’elle se donne en riant. « C’est le facteur humain qui agit sur le chien et c’est ce qui est plus dur à changer. »

 

« Le chien, on peut le mettre à sa main, mais c’est le propriétaire qui va éduquer son chien, pas nous. Il peut être le pire ennemi et le meilleur ami de l’animal. »

 

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Le plaisir : un centre d’amusement canin!

Les abandons de chiens surviennent souvent à la suite d’un problème de chien excité ou anxieux. Être un chien peu stimulé, avec peu d’interaction sociale et peu d’occasions de bouger précipite les problèmes de comportement. « On les URBANISE ! Oui, les chiens ont un pouvoir adaptatif vraiment bon, mais, à un moment donné, c’est normal que la soupape saute chez certains. On leur impose souvent un mode de vie qui est très limité et l’on exige beaucoup d’eux. » « Là, ce sont de belles énergies positives, on offre aux gens l’occasion de venir passer un temps de qualité avec leur chien, on offre la chance au chien d’être stimulé et de socialiser avec d’autres chiens, c’est important pour son équilibre mental et sa santé. Si on le leur permet, c’est certain qu’on encourage une meilleure cohabitation à la maison. » Avec son équipe dynamique et motivée, Carol-Ann Dionne insuffle un vent de nouveauté au sein du milieu animalier régional. Parions que nous n’avons pas fini d’entendre parler des idées qui mijotent dans sa marmite. Vraiment pas bête, cette fille ! Bravo, Carol-Ann !

 

« Là, ce sont de belles énergies positives, on offre aux gens l’occasion de venir passer un temps de qualité avec leur chien. »

 

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À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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