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Compteur nouvelle génération

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Par Thierry Chen

Les journaux, les médias sociaux nous parlent beaucoup des compteurs de nouvelle génération d’Hydro- Québec. Dans le soucis d’y voir un peu plus clair, je partage mes réflexions avec vous.

J’ai fait quelques recherches. Mon approche, sans être absolument rigoureux, ni scientifiquement recherché, vous présente quelques réflexions. La mise en place des compteurs de nouvelle génération d’Hydro- Québec véhicule l’idée de l’imposition d’une nouvelle technologie que l’on dit associée à des ondes nocives pour la santé et l’entraînement d’une facturation exagérée de notre consommation électrique.

 

L’imposition d’un compteur de nouvelle génération.

Des changements dans nos habitudes de vie ont eu lieu couramment au cours des dernières décennies. Par exemple, pour ne nommer que ceux-là, le service au comptoir des banques ont été changé par des guichets automatiques et les transactions bancaires par Internet, ou la nécessité d’avoir un bac à ordure spécifique afin que le bras mécanique du camion puisse ramasser et vider nos poubelles. Ces deux exemples ont nécessité de notre part une adaptation dans le but de faire faire des économies à ces entreprises. Prochainement, ce sera la disparition de la distribution postale de porte-à-porte.

Ce nouveau compteur, d’après Hydro- Québec, entraîne des avantages substantiels1 : facture établie à partir de données de consommation réelle, lecture à distance du compteur, identification des pannes immédiate, fonctionnalités futures intéressantes et, surtout, la réduction significative d’émissions de gaz à effet de serre par la réduction des véhicules utilisés pour la lecture des compteurs.

Une augmentation de la facture .

On argumente que le compteur de nouvelle génération est moins précis qu’un compteur électro-mécanique. C’est un peu dire qu’une montre électronique est moins précise qu’une montre mécanique. Le site Web « Droit de parole2 » suggère que la facturation aux 30 jours plutôt qu’aux 60 jours donnerait à Hydro-Québec une lecture plus précise de la consommation électrique et, bien sûr, aux dépens du consommateur qui se voit facturer la consommation réelle et non celle basée sur une moyenne de 60 jours. On peut aussi penser que la lecture est arrondie à l’avantage de l’entreprise. Je ne saurais dire de quelle façon, mais prenons l’exemple de la facturation cellulaire. Les compagnies facturent à la minute, c’est-à-dire que si vous parlez avec votre téléphone cellulaire pendant 1 minute et 1 seconde, la compagnie facture 2 minutes. Ou bien, si vous faites un achat dans un magasin où la facture se termine systématiquement par 6 sous et qu’on vous charge 10 sous.

Un autre site, «Anarcat.Blog3» , argumente sur la violation de notre vie privée à cause de la facilité avec laquelle n’importe quel curieux informaticien peut lire notre consommation électrique, dans le même sens qu’un informaticien dégourdi peut entrer dans notre système informatique à travers Internet et télécharger toutes nos données personnelles. Nous ne serons jamais à l’abri des pirates informatiques et pourtant nous accédons à nos informations confidentielles dans les cafés, les restaurants, les hôtels et les aérogares, connus pour offrir très peu de protection de nos données.

Ceux qui sont opposés aux compteurs de nouvelle génération recommandent de le remplacement par un compteur non communicant qui n’est pas doté d’une carte de communication, mais qui a autant de risque de facturation augmentée. Le compteur non communicant requiert le déplacement d’une personne pour la lecture de votre consommation électrique et donc des émissions de gaz à effet de serre.

Les radiofréquences

Le compteur de nouvelle génération émet des radiofréquences comme le four à micro-ondes, l’ordinateur branché à un réseau sans fil, le téléphone cellulaire, le téléphone sans fil. Hydro-Québec, en partenariat avec le Centre de recherche industrielle du Québec, a publié un tableau comparatif des niveaux d’émission de radiofréquences4.

Cependant, la quantité d’ondes émises selon certaines sources serait de l’ordre de 55 000 à 65 000 microwatts par mètre carré plutôt que des 55 microwatts par mètre carré comme l’indique l’étude mentionnée ci-dessus. Je ne suis pas en mesure de trancher sur ce débat, mais il est clair que nous sommes envahis par des ondes à partir de sources multiples. Certaines ondes nous sont tout autant imposées. Nous sommes soumis aux radiofréquences, par exemple, lorsque nous sommes près d’une personne qui parle sur son cellulaire ou lorsque nous sommes dans une zone publique avec un réseau sans fil de plus en plus puissant. Il semble que le téléphone cellulaire est le dispositif qui nous expose le plus aux radiofréquences, car nous le tenons très près du cerveau. Ces ondes sont-elles nocives? Je suis d’avis de croire que certaines personnes ont une sensibilité à ces ondes et que moimême je prendrai les mesures pour diminuer mon exposition à cellesci.

En bout du compte, l’ajout d’une nouvelle source de radiofréquence me préoccupe, mais pas suffisamment pour barricader mon compteur à roulette. L’alternative du compteur non communicant réduit les radiofréquences, mais non la possibilité d’une augmentation de la facturation. Dans l’ensemble, la mise en place de ces compteurs de nouvelle génération va réduire l’émission de gaz à effet de serre, une bonne occasion de réduire notre dépendance au pétrole. Cette réflexion sur le déploiement des compteurs de nouvelle génération m’incite à en apprendre davantage sur la nocivité des radiofréquences et sur la façon de s’en protéger.

1 Hydro-Québec, « Avantages du compteur de nouvelle génération », http://compteurs. hydroquebec.com/le-projet/, 7 février 2015.

2 Droit de parole, « Augmentation de la facture », http://www.droitdeparole.org/2015/02/ compteurs-intelligents-le-debat-nest-pas-termine/, 7 février 2015.

3 Anarcat.Bog, « Vie privée », http://anarcat.koumbit.org/2014-03-21-vie-privee-etcompteurs-
intelligents-dangers-nies-par-hydro, 7 février 2015.

4 Hydro-Québec, « La technologie », http://compteurs.hydroquebec.com/la-technologie/,

7 février 2015.

La Rumeur du Loup, Édition 73, mars 2015

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