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Chronique féministe # 48 : Une humaine inspirante, Janette Bertrand

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par Améli Beaulieu, Centre-Femmes du Grand-Portage

 

Pour cette édition où l’humain qui inspire est mis en valeur, nous avons choisi ici de faire le portrait d’une femme qui a su faire sa marque et qui inspire, entre autres, par son apport à l’amélioration de la condition féminine.

 

Janette Bertrand, née en 1925, est une grande communicatrice et une auteure prolifique dont l’importance a été maintes fois soulignée par de prestigieux prix et distinctions. Elle a su faire sa marque comme animatrice, auteure, réalisatrice et comédienne. Ses nombreuses oeuvres de fiction et ses émissions ont permis à la société québécoise d’évoluer et de s’ouvrir sur différentes réalités plus taboues. Elle a osé (et ose encore aujourd’hui) aborder des sujets qui savaient toucher tout le monde, mais dont personne ne parlait. Née à Montréal, elle a étudié en lettres à l’Université de Montréal avant d’amorcer une carrière journalistique en 1950. Elle se voit alors confier la chronique « Opinions de femmes » au Petit Journal. Déjà à l’avant-garde, elle utilise alors l’humour afin de traiter de sujets féministes à une époque où le mouvement n’est qu’embryonnaire.

 

« Elle a osé (et ose encore aujourd’hui) aborder des sujets qui savaient toucher tout le monde, mais dont personne ne parlait. »

 

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Par la suite, elle se tourne vers la radio et anime l’émission quotidienne Mon mari et nous (CKAC) pendant plusieurs années. Peu à peu, la télévision devient son véhicule médiatique privilégié. Elle écrit plusieurs émissions, téléromans, séries télévisées et même quelques pièces de théâtre. En abordant des sujets contemporains, elle contribue à démystifier des thèmes délicats, faisant d’elle une éducatrice populaire exceptionnelle. Parmi ses réalisations, soulignons le téléroman Quelle famille ! (Radio-Canada), portrait type de la famille québécoise des années 1970, la série L’amour avec un grand A, qui présente des dramatiques abordant des thèmes comme le suicide, l’homosexualité, la violence conjugale et le sida, et l’émission Parler pour parler, où elle anime un groupe de discussion sur des sujets personnels tels que la famille, le couple, la sexualité, la condition des femmes, la maladie, etc. Par les thèmes abordés, sa qualité d’animatrice et son ouverture, elle contribue à nous remettre en question et à réfléchir humainement à des problématiques ou des situations qui font partie de notre société, mais dont on parle peu publiquement. Encore aujourd’hui, elle continue d’être présente et de produire différents ouvrages qui sont très populaires. Son autobiographie, Ma vie en trois actes, et ses romans sont tous des bestsellers au Québec.

 

À propos Louis-Philippe Gélineau Busque

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