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Anxiété… quand tu me tiens…

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Par Nadine Pelland

Ouf… J’ai des papillons dans le ventre… Je tremble et mon coeur se débat. J’ai les mains moites aussi. Et ça fait plusieurs jours que je ne dors pas bien. Comme on dit, le « petit hamster » est très actif dans ma tête. Je rumine, j’anticipe… Ça y est, l’anxiété vient de s’emparer de mes vêtements!

Cette émotion, qui peut être très déplaisante, nous la vivons tous et toutes à l’occasion; avant un examen, ou une présentation, à la suite d’un deuil, d’une expérience négative, avant un déménagement, lorsqu’on vit un épuisement. Quand je ressens ce sentiment, je me dis qu’il y a un danger qui me menace, et je ne sais pas si je pourrai y faire face. Or, souvent, ce danger est complètement irréel et, la plupart du temps, il est beaucoup moins grand qu’on ne se l’imagine durant une nuit d’insomnie! De plus, nous avons habituellement beaucoup plus de ressources pour y faire face que nous le pensons! Mais lorsque l’anxiété est accrochée, on ne voit plus cette réalité. En fait, notre corps est dans le présent, mais notre tête est dans l’avenir, en train de la craindre et de l’anticiper.

Force m’est de constater, et pas juste parce que je travaille dans le domaine, que le niveau d’anxiété général est palpable présentement dans nos communautés. Que ce soit mon voisin, mes collègues, mes amis, même moi, nous sommes présentement dans une ère qui favorise grandement l’apparition de moments d’anxiété. Incertitudes sociales, personnelles, financières, changements rapides, attentes de performance et de rendement… Tous ces éléments peuvent nous inquiéter, à différents degrés.

Êtes-vous en mesure de voir votre anxiété comme un signal d’alarme qui vous informe sur vos besoins et vous motive sur vos actions à venir? Suis-je tendue? La plupart du temps, on vit sur le pilote automatique (on est dans le faire, donc pas branché sur notre être!), on ne se rend pas compte des signaux d’alarme que notre corps nous envoie (tensions dans la mâchoire, sacrum, etc.). L’observation de nos tensions nous donne une meilleure connaissance de soi et du pouvoir sur notre état  : Je m’occupe de mes tensions, donc de moi, et j’évite l’escalade. Si vous êtes à l’écoute de votre corps, si vous remarquez les signes de l’anxiété et de la tension et que vous les écoutez comme un signal d’alarme, vous pourrez vous mettre en action dans le présent et vous préparer à mieux affronter ce qui vous attend. Par exemple, vous vous ferez un plan d’attaque pour finir vos boîtes avant l’arrivée des déménageurs ou vous étudierez davantage avant l’examen afin d’être plus prêt pour celui-ci.

« La plupart du temps, on vit sur le pilote automatique »

Parfois cependant, l’anxiété devient envahissante. Elle est tellement présente que vous ne pouvez plus bouger. Vous redoutez tout et rien. Vous ne croyez plus en vos capacités à affronter les situations de la vie. Dans ces cas-là, pas de panique! On respire et on commence par faire un grand STOP dans son esprit. Ensuite, quelques trucs rapides pour reprendre le contrôle minimal , remettre en question les pensées anxiogènes  :

• Le danger que je sens me menacer est-il réel, hors de tout doute, et arrivera-t-il?

• Suis-je vraiment incapable d’y faire face?

• Si je m’inquiète depuis plusieurs minutes face à une situation, est-ce que ma réflexion m’amène un angle différent, un nouveau point de vue? Est-ce que je suis en train de rechercher une solution? Est-ce que  présentement, ça m’aide à me sentir mieux?

• Qu’est-ce qui m’empêche présentement de me rapprocher de l’état désiré (calme, en confiance, détendu…)?

• Quelle est la plus petite chose que je peux faire maintenant pour me rapprocher de l’état désiré ?
Quelques gestes pour diminuer l’anxiété  :

• Miser sur ses forces, ses ressources;

• Trouver ce qui a du bon sens pour moi;

• Prioriser une chose à la fois;

• Durant la tempête, prendre des décisions qui ont un impact à court terme; • S’entourer de gens qui nous font
du bien, entretenir et développer des liens avec eux;

• Se mettre en mouvement;

• Expirer son anxiété (la respiration c’est important, mais il faut penser à bien expirer!);

• Pratiquer une activité physique;

• Reconnaître vos tensions pour mieux vous en occuper (massage, bain chaud, musique, faire l’amour [sisisi!!]).

• VIVRE DANS L’INSTANT PRÉSENT! Et si l’anxiété demeure malgré vos efforts, si elle vous empêche de
faire les choses du quotidien, n’hésitez pas à aller consulter! Des ressources existent dans la communauté pour
vous aider.

La Rumeur du Loup, Édition 73, mars 2015

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